La 8e Semaine de l’industrialisation de la Sadc (SIW) a débuté officiellement hier, en présence du président Andry Rajoelina. Organisé au Novotel Ivandry, l’événement réunit plus de 500 participants venus de 16 pays membres de la Sadc, autour du thème : « Promouvoir l’industrialisation, la transformation agricole et la transition énergétique pour une Sadc résiliente ».
Dans son discours inaugural, le président Rajoelina a souligné que « la croissance économique passe par la création d’emplois, elle-même indissociable de l’industrialisation ». Il a mis en avant le programme « One District, One Factory», grâce auquel 57 unités semi-industrielles ont été créées à travers Madagascar. Il a également énuméré les initiatives prises en vue de moderniser l’agriculture, annonçant une hausse de 18 % dans la production rizicole et l’objectif de tripler cette production grâce à la mécanisation.
Sur le plan énergétique, le chef de l’Etat a évoqué la nécessité d’une énergie fiable et abordable pour soutenir l’industrialisation. Madagascar ambitionne d’atteindre « 70 % d’énergie renouvelable d’ici 2028 », avec l’installation de « 100 MW de capacité solaire par an ».
Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, a affirmé que « Madagascar vise à devenir une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de la Sadc. Cette ambition nécessite l’appui d’investisseurs privés, de partenaires financiers et d’une coopération renforcée entre Etats membres ».
Stratégie d’industrialisation
La Secrétaire exécutive adjointe de la Sadc, Angèle Makombo N’tumba, a rappelé que « l’industrie ne représente encore que 13 % du PIB régional ». Elle appelle ainsi à appliquer la stratégie d’industrialisation 2015-2063 pour « renforcer les chaînes de valeur, créer des emplois et augmenter les exportations à forte valeur ajoutée ».
Pour Tiana Rasamimanana, président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), l’industrialisation est un impératif pour l’Afrique. Il alerte sur « la dépendance aux matières premières non transformées » et appelle à « investir dans les infrastructures industrielles, soutenir les PME locales et valoriser les filières clés comme l’agroalimentaire, les mines, les textiles et les pharmaceutiques pour bâtir une économie régionale forte ».
Jusqu’au 1er août, l’événement se poursuit avec conférences, rencontres d’affaires et expositions.
Arh.




