La Direction des Archives nationales à Tsaralalàna a accueilli, hier, la commémoration du 16e anniversaire de l’inscription des Archives Royales de Madagascar (1824-1897) au Registre international Mémoire du monde de l’Unesco.
Organisée dans une démarche de promotion et de transmission, la journée a été ponctuée d’une conférence-débat thématique, animée par Julie Raholinirina, avec la participation d’étudiants de la mention Histoire de l’Université d’Antananarivo ainsi que des membres du Réseau du système des écoles associées et clubs Unesco. S’ensuivit une visite guidée à la découverte des Archives Royales, composées de documents manuscrits originaux, jalousement conservés sur des supports en papier, notamment des feuilles, des cahiers et des registres, accompagnés de quelques photographies également imprimées sur papier.
Lors de son allocution, le Secrétaire général de la Commission nationale malgache pour l’Unesco, Manda Ravelojaona, a également rappelé l’importance de la transmission de l’histoire à la postérité, au-delà de sa simple préservation.
« L’essence même du programme Mémoire du monde est de préserver le patrimoine documentaire sous toutes ses formes, face à l’oubli, à la dégradation, aux aléas naturels ou encore aux actions humaines », a-t-il déclaré.
Pour sa part, la présidente du Comité national malgache Mémoire du monde, Sahondra Sylvie Andriamihamina, a souligné l’importance du patrimoine archivistique en tant qu’outil de promotion de l’identité culturelle, de la solidarité et de la fierté collective. « Jusqu’à ce jour, les archives royales constituent le seul patrimoine documentaire malgache enregistré dans le registre international Mémoire du Monde. L’inscription de documents malgaches dans ce registre permet de leur accorder une reconnaissance internationale et de mobiliser les ressources à leur promotion et conservation ».
Dans ce contexte, le Comité national malgache travaille actuellement sur la proposition d’inscription des partitions de la Musique du Gouvernement (1896-1995) au registre régional de I’Unesco.
Joachin Michaël




