Un air de désolation, de ruines …

Malgré les nombreuses nouvelles con­structions qui poussent comme des cham­pignons, l’offre n’arrive pas à satisfaire la demande. On arrive difficilement à trouver une maison en location correspondant au goût et aux moyens de chacun. Autrement dit, il existe bel et bien une crise du logement.
Pourtant, il existe un phénomène qu’on ne manque pas de re­marquer. A bien regarder, il existe de nombreuses maisons qui sont inoccupées, com­me à l’abandon. Ces maisons sont facilement remarquables avec leurs portes et fenêtres closes à longueur d’année.
Il ne s’agit pas seulement de vieilles bâ­tisses en train de tomber en ruine. Et on en trouve un peu partout. Parmi les plus connus de tous et facilement reconnaissable, on peut citer l’immeuble de plusieurs étages qui se trou­ve juste à la sortie du tun­nel en venant d’Anosy.
L’immeuble semble être complètement aban­donné à son sort. Bien sûr, il y a des personnes qui y habitent. On peut le remarquer. Mais à vrai dire, on peut penser qu’il s’agit de squatters et non des locataires formels. Les portes et fenêtres de fortune qui sont utilisées le présument.
Ce n’est pas un cas isolé. La même observation peut être faite sur de nombreux cas de maisons inhabitées. On en trouve même en plein Analakely. Du côté de l’Avenue de l’Indépen­dance, jouxtant l’hôtel de France qui est d’ail­leurs fermé depuis un certain temps, il y a une partie de l’Arcade qui reste vide.
Pourquoi toutes ces constructions sont-elles laissées dans cette situation? Pourtant, dans la majorité des cas, elles pourraient être facilement exploitées. Y aurait- il une mésentente entre les héritiers ? Les propriétaires sont-ils partis s’installer à l’étranger ? Ou bien n’ont-ils pas laissés d’héritier du tout ?
Tout est possible. Mais quoi qu’il en soit, l’impression générale qui en découle est que c’est disgracieux. Et bien souvent, cela attire les regards comme un bouton au beau milieu du front. C’est toujours la première chose qu’on remarque. Cette situation ternit inévitablement l’image de la ville des Milles.
Si on veut redorer l’image de la Capitale de Madagascar, la rénovation doit obligatoirement passer par là. Il faut qu’on prenne une décision concernant toutes ces constructions qui sont laissés à l’abandon. Et si les propriétaires ne réagissent pas, ceux qui gèrent Antananarivo doi­vent intervenir.
Il existe toujours des solutions pour régler ce type de problème. Et dans la mesure du possible, ce type de problème est à régler à l’amiable. Il ne faut pas donner à tous ceux qui sont de passage dans la ville des Milles, locaux ou étrangers, un air de déso­lation, de ruines, …

Aimé Andrianina

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