La ministre de la Communication et de la culture, Mara Donna Volamiranty, a qualifié de « fake news » les allégations selon lesquelles les enfants du président Andry Rajoelina, seraient impliqués dans l’affaire des cinq Boeing 777. La première Dame, Mialy Rajoelina, est même sortie de son silence, pour défendre ses enfants face à ce qu’elle considère comme des attaques verbales haineuses et injustifiées.
Par la voix de la ministre de la Communication et de la culture (MCC), Mara Donna Volamiranty, l’exécutif balaie les rumeurs selon lesquelles les enfants du président seraient derrière cette affaire des cinq Boeing 777 qui pour rappel, ont obtenu un certificat d’immatriculation provisoire à Madagascar, avant de mettre le cap sur l’Iran. L’Exécutif condamne cette campagne de diffamation et dénigrement, dirigée contre la famille présidentielle, en particulier les enfants.
La ministre a souligné qu’il s’agit d’une fausse information communément appelée «fake news», partagée sur les réseaux, dans le but de ternir l’image du président et de l’institution qu’il incarne et d’alimenter la polémique médiatique. Aucune preuve ne vient étayer les accusations portées contre la famille présidentielle, selon les autorités.
Mialy Rajoelina défend ses enfants
Dans ce contexte, la première Dame, Mialy Rajoelina, a exprimé son indignation sur sa page officielle. Elle a jugé inacceptable le fait d’engager des mineurs dans une polémique publique et une affaire politique.
«Diffamation, atteinte à l’honneur. Mensonges. C’en est assez ! Faut-il toujours associer mes enfants à des accusations qui ne les concernent pas, et dont ils ignorent même l’existence ? La rumeur n’est pas un fait. La haine n’est pas une preuve. Le vacarme ne remplacera jamais la conscience. Je ne réponds pas à tout, mais il y a des moments où le silence alimente le mensonge», a-t-elle déclaré sur un ton ferme et direct.
Elle a également fait savoir que les auteurs de ces publications sont identifiés et devront assumer pleinement leurs actes. De préciser qu’elle ne cherche pas à convaincre «les enragés», mais qu’elle s’adresse à ceux «qui savent encore penser».
Du côté du gouvernement, des mesures légales et judiciaires sont en cours d’étude, contre la propagation de fausses informations et les propos diffamatoires sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs observateurs, cette affaire relance le débat sur la régulation des contenus en ligne, la responsabilité des auteurs dans la conjoncture actuelle.
S.A




