Dans le cadre du 45e Sommet de la Sadc, la première réunion technique des experts et des hauts fonctionnaires des gouvernements provenant de 16 Etats membres de l’organisation, s’est tenue depuis hier et aujourd’hui, au Centre de conférences internationales (CCI) Ivato. Le Plan de développement stratégique indicatif régional (RISDP), est au menu.
Ce sommet de la Sadc à Antananarivo, intervient dans un contexte régional où les pays membres font face à des nombreux défis socioéconomiques et sécuritaires. C’est pourquoi il s’avère important d’évaluer les progrès réalisés, depuis le lancement de ce Plan de développement stratégique indicatif régional (RISDP 2020 – 2030), afin d’apporter des améliorations et définir les modalités financières en vue de sa réalisation.
D’après les informations fournies, cette réunion permet également d’identifier les lacunes et proposer des ajustements nécessaires pour garantir son efficacité, tout en couvrant des secteurs d’activités aussi variés que le développement économique, les infrastructures, l’intégration régionale, la paix et la sécurité.
La ministre malgache des Affaires étrangères, Rasata Ravavifitaka a précisé qu’ « à travers cette session, les hauts fonctionnaires et experts se penchent sur l’évaluation de l’efficacité des réalisations accomplies
à ce jour et le renforcement de la stratégie pour un meilleur fonctionnement de la Sadc à l’avenir ». Et d’ajouter qu’« une attention particulière est accordée à la gestion des personnes et des projets, ainsi qu’aux relations avec les partenaires internationaux ».
Selon la ministre, le déroulement de cette réunion, se décompose en plusieurs phases, avec des sessions spécifiques pour les hauts fonctionnaires des ministères respectifs des Affaires étrangères, de l’Economie et du Développement. Une séance sera également dédiée au budget et au financement de la Sadc, dans la perspective de consolider l’autonomie financière de l’organisation.
Occasion à profiter
Pour sa part, la secrétaire exécutive adjointe chargée de l’intégration régionale de la Sadc, Angele Makombo N’Tumba, a indiqué que deux axes principaux guideront les travaux : l’évaluation de la mise en œuvre du RISDP et la recherche de solutions, pour renforcer l’indépendance financière de la Sadc à travers le cadre de mobilisation des ressources.
« Il s’agit d’une occasion précieuse de faire le point et de réfléchir sur le chemin parcouru par l’organisation et aux efforts qu’il reste à accomplir pour atteindre les objectifs communs d’ici 2030 », a-t-elle déclaré.
Les conclusions et recommandations issues de cette réunion technique seront passées au crible, lors de la réunion ministérielle du 14 août. Elles serviront de base à l’élaboration de nouvelles politiques qui seront entérinées par les chefs d’Etat et de gouvernement, lors du Sommet du 17 août.
Quant à l’actuel vice-président du Comité des hauts fonctionnaires, le Zimbabwéen Albert Ranganai Chimbidi du Zimbabwe, il a rappelé que l’objectif de cette rencontre est de « renforcer l’unité et la coordination afin de permettre aux Etats membres d’avancer ensemble de manière durable, cohérente et solidaire ».
«Il s’agit d’un événement important pour la Sadc, la pierre angulaire d’un avenir commun et prometteur pour la région de l’Afrique australe», a conclu la ministre Rasata Rafaravavitafika.
S.A




