L’artiste peintre malgache Misim signe sa toute première exposition personnelle « Storygine », à découvrir sur les cimaises de La City Art Ivandry du 9 au 16 août, en amont de laquelle, elle nous ouvre les coulisses de ce projet qui lui tient particulièrement à cœur.
*Les Nouvelles: Pour commencer, parlez-nous de votre parcours en tant qu’ artiste visuelle…
– Misim: Je viens d’un parcours plutôt intuitif. J’ai commencé à dessiner de façon spontanée depuis l’enfance, puis j’ai exploré différentes pratiques comme le dessin méditatif, la peinture sur toile et la peinture murale. Aujourd’hui, je combine ces dimensions dans une démarche visuelle personnelle, entre geste instinctif, motifs géométriques et énergie du trait. Je me suis formée en pratiquant, en expérimentant, et en écoutant ce qui me traverse.
*Pour vous, qu’est-ce qui est arrivé en premier dans votre pratique artistique plurielle?
– C’est la peinture qui est venue en premier. D’abord sur papier, puis sur toile. La peinture murale est arrivée ensuite, comme une suite logique, avec l’envie d’agrandir l’espace et de faire entrer mon travail dans un dialogue avec les lieux et le public.
*Vous êtes plutôt à l’aise avec le grand format, pourquoi?
– Le grand format m’oblige à bouger, à créer avec tout le corps. Il y a plus de liberté, plus d’impact visuel aussi. C’est une autre énergie, plus directe, plus immersive. Et ça me permet de travailler des compositions plus audacieuses, plus respirantes.
*Parlez-nous de votre nouvelle exposition à La City
– L’exposition s’intitule Storygine. A la base, c’était un défi : créer une œuvre par jour pendant 28 jours. Finalement, j’ai réalisé 9 toiles, toutes au format 1 m x 1 m. Ce sont des œuvres très graphiques, géométriques, qui parlent de cycles, de rythme, et de transformation. J’ai utilisé des restes de peintures murales pour travailler à l’acrylique, en lien avec mon processus instinctif. L’exposition est visible pendant une semaine au City Art, à La City Ivandry.
*Combien d’expositions avez-vous réalisées jusqu’à présent ?
– C’est ma première exposition personnelle. Jusqu’ ici, j’ai surtout travaillé sur des projets de peintures murales et d’ateliers collectifs, c’est la première fois que je présente une série cohérente de toiles au public.
Propos recueillis par Joachin Michaël




