La 26e édition de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (Fier-Mada) a débuté hier, pour cinq jours, au stade Maki Andohatapenaka à Antananarivo. Véritable rendez-vous annuel des acteurs du monde agricole depuis 1999, l’événement réunit cette année plus de 450 exposants venus des quatre coins de l’île, dans un contexte où la recherche des débouchés commerciaux est à encourager, pour soutenir les producteurs ruraux.
Placée sous le thème «Afficher les informations commerciales dans les marchés communaux, les débouchés intérieurs et extérieurs pour développer et dynamiser la production rurale», cette édition représente un nouveau défi pour le secteur : «faciliter l’accès des petits producteurs aux circuits de commercialisation».
Pour Jacques Ramanantsoa, président de Fier-Mada, «les circuits commerciaux, tant internes qu’externes, doivent être implantés sur les marchés communaux afin de stimuler la production locale». L’objectif étant ainsi de rapprocher producteurs et consommateurs pour favoriser l’écoulement des produits, améliorer les revenus agricoles et encourager la diversification économique en milieu rural.
Parmi les innovations, la création de «halls d’information» au sein des communes, inspirés de ceux de la Première République. Ce dispositif permettrait de centraliser les données commerciales locales et internationales, rendant l’information accessible aux agriculteurs pour mieux orienter leur production. Jacques Ramanantsoa appelle le ministère du Commerce à jouer un rôle moteur dans cette dynamique, en coordonnant la recherche de débouchés et en renforçant l’accompagnement des filières.
Valorisation des savoir-faire
Ouverte gratuitement au public, la Fier-Mada est aussi un espace d’échange et de valorisation des savoir-faire locaux. Produits agricoles, pêche, artisanat, élevage, innovations techniques… la diversité des stands reflète la richesse des terroirs malgaches et le potentiel inexploité du secteur rural.
Malgré les efforts consentis, le président de Fier-Mada déplore que les investissements restent insuffisants et trop éloignés des réalités du terrain. «Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire», a-t-il souligné. Par conséquent, il fait appel à un soutien plus direct et concret en faveur des producteurs vulnérables, souvent exposés aux aléas climatiques.
Arh.




