Dans sa dernière note de conjoncture, la Banque Foiben’i Madagasikara (BFM) dresse un tableau globalement stable de la situation économique malgache au premier semestre 2025.
Malgré un contexte international encore incertain, la monnaie nationale, l’Ariary, a conservé une relative stabilité. La BFM assure que ce maintien est principalement attribué aux entrées soutenues de devises étrangères générées par les projets de développement en cours sur le territoire. Ces flux financiers ont permis de compenser le déficit commercial du pays et de consolider les réserves de change, qui atteignent désormais l’équivalent de 6,3 mois d’importations à fin juin 2025.
Cette réserve de devises a eu un impact direct sur l’augmentation de la masse monétaire. A la fin du mois de juin, l’agrégat monétaire M3 a progressé de 13,9 % en glissement annuel. Une tendance également observée du côté des crédits, dont la croissance a suivi le même rythme. La BFM estime que cette dynamique monétaire devrait se maintenir durant le troisième trimestre, avec une légère accélération attendue vers la fin de l’année, soutenue par une reprise progressive des investissements et de la consommation.
Vigilance
Concernant les prix, l’inflation reste un point de vigilance. Même en décélération par rapport aux mois précédents, le taux d’inflation annuel s’est établi à 8,2 % en juin 2025. Cette hausse est essentiellement alimentée par la flambée des prix du riz sur le marché local. Toutefois, la BFM souligne que ce chiffre reste conforme aux prévisions établies en mai dernier, témoignant d’une meilleure anticipation de la conjoncture.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils, poursuit quant à elle, sa tendance baissière, atteignant 7,3 %. Ce ralentissement s’explique notamment par les effets différés des politiques de resserrement monétaire, mises en œuvre précédemment par l’institution.
Pour le reste de l’année, la Banque centrale table sur une poursuite de cette décélération. L’inflation devrait progressivement s’atténuer, pour s’établir autour de 7,8 % en fin d’année, dans une trajectoire convergente vers l’objectif de stabilité fixé à 5 % à moyen terme.
Arh.




