Marché de la Sadc: les industriels malgaches misent sur l’intégration régionale

Les industriels malgaches voient dans le Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc), une occasion pour renforcer leur présence sur les marchés régionaux et améliorer leur compétitivité. Pour le président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), Tiana Rasamimanana, l’enjeu consiste à « produire plus, exporter davantage et abaisser les coûts de revient ».

Selon Tiana Rasamima­na­na, la taille du marché local ne suffit pas à soutenir une production industrielle de masse. Les débouchés régionaux com­me la Commission de l’océan Indien (COI) ou la Sadc offrent des opportunités pour élargir l’accès des produits malgaches, à condition d’être compétitifs. «Les alli­an­ces avec le secteur privé des pays membres peuvent aussi nous ouvrir des marchés plus vastes, en valorisant nos complémentarités», souligne-t-il.

Le Sim plaide également pour la mise en place de normes et standards communs, afin de créer un label régional, tel que «Made in IO» ou «Made in Sadc». Cette reconnaissance renforcerait la visibilité et la crédibilité des produits malgaches.
Les résolutions issues de la 8e édition du Sadc Indus­trialisation Week (SIW), or­ganisée la semaine passée, seront présentées au Som­met des chefs d’Etat de la Sadc via le Sadc Business Council. Ces recommandations portent notamment sur les politiques commerciales, la logistique et l’intégration économique.
Balance commerciale déficitaire
Malgré le potentiel, Ma­dagascar reste en retrait sur les marchés de la Sadc et de la Zone de libre-échange con­tinentale africaine (Zlecaf). «La balance commerciale y est défavorable au pays», déplore Tiana Rasamimana­na. Pour inverser la tendance, le Sim propose d’«améliorer nos coûts pour être plus compétitif et entamer des campagnes de promotion ciblées».
Les freins sont connus : manque d’infrastructures routières, instabilité de la fourniture d’énergie et existence de barrières tarifaires et non tarifaires. Pourtant, les atouts sont là. Le pays dispose de matières premières abondantes, d’une main-d’œuvre disponible, d’espaces pour développer l’industrialisation et de ressources naturelles pour produire l’énergie nécessaire à toute la zone Sadc et au-delà.
Pour le Sim, la priorité est d’investir dans les routes et l’énergie, afin de garantir un environnement industriel compétitif. Parallèlement, «il faut étudier et enlever toutes les barrières tarifaires et non tarifaires pour la libre circulation des produits».

Arh.

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