Lors d’une interview accordée à 24h Mada, la directrice des Affaires internationales et porte-parole de la présidence de la République, Lova Hasinirina Ranoromaro, a fait une déclaration qui a choqué le Syndicat des enseignants-chercheurs (Seces), en annonçant qu’« il n’existe plus de professeurs malgaches compétents de nos jours ».
Dans un communiqué, le Seces Antananarivo se sent offensé après avoir entendu le point de vue de Lova Ranoromaro à l’égard des professeurs malgache, provoquant une réaction en scène sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté universitaire.
A ce sujet, le Seces dénonce la remise en cause des compétences des professeurs et enseignants qui porte atteinte à la valeur et la dignité nationale. Le Syndicat des enseignants-chercheurs, espère qu’il s’agit d’une opinion personnelle, ne correspondant pas à la position officielle de l’Etat. C’est pourquoi, il exige des excuses publiques.
Sans attendre, Lova Hasinirina, s’est entretenue avec la ministre de l’Enseignement et de la recherche scientifique, Loulla Chaminah et le président du Seces, Faliarivony Randriamialinoro, pour clarifier les choses. D’après elle, « mon propos visait simplement à soutenir le projet positif du président Andry Rajoelina: relancer et renforcer la formation continue de nos professeurs en santé, grâce notamment à un partenariat avec la France, afin qu’ils puissent accéder aux dernières avancées et partager leur savoir-faire ».
Et de continuer « Si mes mots ont pu prêter à confusion, je le regrette, car mon intention n’a jamais été de remettre en cause la compétence de nos professeurs de médecine, pour lesquels j’ai le plus grand respect ». Son intention n’est jamais de remettre en cause les compétences des professeurs de santé malgache envers qui elle dit avoir un profond respect. « Merci à Madame
la Ministre de l’enseignement et de la recherche scientifique Loulla Chaminah et au Président du SECES Faliarivony Randriamialinoro d’avoir écouté mes explications ».
Le Seces et Lova Ranoromaro ont tous deux souligné « l’importance de la collaboration et de la prudence dans l’interprétation des propos. Ce qui compte, c’est de travailler ensemble, avec nos enseignants en santé, nos médecins et nos partenaires, pour bâtir un système médical plus fort, plus performant et plus solidaire, au service de notre population », a-t-elle précisé.
S.A




