Cinq individus seront déférés au parquet, ce jour, pour une affaire de cyberproxénétisme mise à nue, dimanche à Ambatomena Ambatolampy, de la région Vakinankaratra. Quant au couple arrêté jeudi à Toamasina pour une affaire similaire, il a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa comparution devant le juge d’instruction.
Le phénomène de pédopornographie et de cyberproxénétisme a connu une recrudescence alarmante à Madagascar ces derniers temps. Les jeunes des grandes villes ne sont pas les seules victimes, car les réseaux s’étendent à travers le pays, à en juger le récent démantèlement réalisé par la brigade de gendarmerie d’Ambatolampy, du groupement Vakinankaratra. Sauf changement de dernière minute, cinq suspects seront déférés au parquet ce jour.
D’après les explications, le réseau a mené cette activité depuis un moment déjà. Certaines de ses victimes ont pu se défaire de son emprise, mais il a quand même réussi à en embaucher d’autres, avec des offres alléchantes. Les femmes dont des mineures, ont été contraintes de passer des appels vidéo en direct avec des étrangers, en exécutant des gestes à caractère sexuel. Cette activité est communément connue sous le nom de téléphone rose.
Piège bien rodé et proies faciles
Forte de renseignement émanant de personnes de bonne volonté, la brigade de gendarmerie d’Ambatolampy a envoyé ses éléments à la maison indiquée, dimanche. Les gendarmes y ont alors retrouvé sept femmes dont deux mineures, ainsi que divers équipements informatiques utilisés lors des conversations à caractère érotique. Le patron des lieux et quatre autres individus impliqués dans l’affaire, ont été capturés et conduits au bureau de la gendarmerie où ils ont été gardés à vue durant l’enquête.
Dans le même registre, le couple capturé par les éléments du commissariat central de Toamasina à Ambolomadinika 21/21, jeudi, ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale d’Ambalatavoahangy, suivant la décision du juge d’instruction. L’homme et la femme venaient de déménager à Ambolomadinika, une semaine avant cette arrestation, mais ils ont déjà mené le travail de proxénètes en ligne depuis un an, indique-t-on.
Leurs proies étaient âgées de 7 à 20 ans. Ils leur ont proposé 20.000 ariary pour des activités n’ayant rien à voir avec leur véritable intention, puis ils les ont forcées à se déshabiller pour les prendre en photo. Dix filles sont tombées dans leur piège, mais trois d’entre elles ont réussi à s’échapper et signaler les faits, ce qui a permis à la police de mettre un terme aux agissements du couple.
LR




