Drame d’Ambohimalaza: Fenohasina toujours en prison, indique la DGAP

Une information a circulé ces derniers temps sur les réseaux sociaux, selon laquelle Fenohasina, l’hôte de l’anniversaire noir à Ambohimalaza, dans la nuit du 14 au 15 juin, serait sortie de prison.
La Directrice générale de l’administration pénitentiaire (DGAP), Sakina Mohamady Volazara, a formellement démenti ces rumeurs, hier. De son côté, la secrétaire générale du ministère de la Justice, Hanitriniaina Belalahy, a rappelé que le partage de fausses informations est passible de poursuite judiciaire.
Selon la DGAP, « Les cinq suspectes placées sous mandat de dépôt, dont Fenohasina et sa mère, se trouvent encore derrière les barreaux. La jeune femme en particulier, est retournée à la prison pour femme de Manjakandriana, après l’enquête au fond au tribunal, le 12 août ». A rappeler que toutes les cinq ont été placées dans des quartiers différents afin d’éviter tout contact susceptible de se répercuter sur le déroulement de l’enquête.
«Le poste de prison dispose d’un cahier de mouvements, où sont enregistrées les heures de départ et d’arrivée (de Fenoha­sina, Ndlr.) Cela démontre sa présence sur place», a expliqué Sakina Mohamady Volazara. Elle a profité de l’occasion pour inviter tout un chacun, et particulièrement les familles des victimes, à ne pas croire aux rumeurs. « Nos portes sont grandes ouvertes à tous ceux qui veulent obtenir des informations avérées », a-t-elle signifié.

Fermeté et solidarité
Pour sa part, Hanitriniaina Belalahy a souligné que chacun est responsable des conséquences des informations qu’il véhicule si celles-ci sont fausses, notamment à l’ère du numérique et des réseaux so­ciaux marquée par l’accès ra­pide et facile aux informations. Selon ses dires, «les fa­milles des victimes sont encore en deuil. Elles ont besoin de soutiens et non de rumeurs ni de fausses informations.»
Ces précisions apportées par les deux responsables, hier, surviennent deux jours après la rencontre entre le chef de l’Etat et les proches des victimes du drame d’Ambohima­laza, mercredi au palais d’Iavo­loha. Une occasion pour Andry Rajoelina de réitérer sa fermeté à l’encontre de tous les responsables de cette hécatombe, et sa solidarité envers les familles de la trentaine de victimes.

LR

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