Qu’il s’agisse d’un règlement de comptes ou d’un crime passionnel, le meurtre d’une femme âgée de 32 ans, mercredi soir à Tsararivotra Toamasina II, démontre une fois de plus la recrudescence de l’insécurité dans la ville du Grand Port.
Entre attaques au couteau, cambriolages et attaques à main armée, la population de Toamasina vit dans la terreur. L’ingénieure au sein d’une société locale, au volant d’une Hyundai grand Starex pour rentrer chez elle après le travail, en a fait les frais. Mercredi vers 19h30 à Tsararivotra, non loin de sa maison, elle a été froidement abattue d’une balle dans la gorge.
Les Forces de défense et de sécurité (FDS) accompagnées du médecin du Centre de santé de base (CSB2) local, se sont immédiatement rendues sur place, pour effectuer les constatations d’usage et engager la traque de l’assassin. Elles privilégient la piste d’un règlement de comptes et ont ouvert l’enquête. Pour l’instant, aucune arrestation n’a eu lieu, a-t-on indiqué, hier. A noter que le téléphone de la victime était encore sur elle au moment de la découverte macabre. D’ailleurs, la police a rapporté que l’assaillant n’a rien emporté après l’assaut.
Il y a quelques jours, le 6 août, cette femme en partageant la publication d’un journaliste local, a confié son traumatisme depuis presque deux ans maintenant. Quelqu’un lui aurait proféré des menaces à répétition, notamment par SMS. Dans un message privé attribué à un proche, elle a été prévenue que son bourreau pourrait ne pas se contenter de lui faire du mal, mais irait tuer également les membres de sa famille.
LR




