Ces derniers jours, on a enregistré de nombreux accidents de circulation, notamment sur les routes nationales. Evidemment, avec le long week-end de l’Assomption, beaucoup en ont profité pour se déplacer relativement loin. Et la circulation a été plus ou moins soutenue sur les routes nationales.
Cela a certainement contribué à multiplier
le nombre d’accidents. Mais ce n’est pas seulement l’unique explication de tous ces accidents ; Tout d’abord, on peut pointer du doigt les excès de vitesse. Dans beaucoup de cas, après les constats d’usage, une vitesse exagérée est toujours citée.
La raison est que, pour pouvoir profiter du maximum de temps sur le lieu de destination, les automobilistes appuient sur l’accélérateur afin d’arriver le plus vite possible. Tout compte fait, le week-end n’est pas aussi long que çà. Mais à force de rouler vite, la sécurité est mise de côté.
Bien sûr, il y a des conducteurs qui aiment bien sentir la griserie procurée par une grande vitesse. Seulement, le problème est qu’ils mettent en danger, non seulement la vie de ses passagers mais également celle autres. Dans ces conditions, il ne faut jamais hésiter à faire remarquer qu’on roule un peu trop vite.
L’excès de vitesse est ainsi l’une des principales causes des accidents de la circulation sur les routes nationales. Or, d’aucuns ignorent que beaucoup de routes nationales sont en très mauvais état. Bien évidemment, de nombreux chantiers sont en cours un peu partout dans le pays.
Mais quoi qu’il en soit, bien que de grands efforts soient fournis, il reste encore beaucoup à faire pour réhabiliter totalement le réseau routier national. Le vrai problème des routes à Madagascar est qu’elles ne sont pas entretenues périodiquement, voire, pas du tout.
Alors qu’on s’efforce de réhabiliter certaines portions de routes nationales, d’autres se dégradent. C’est la raison pour laquelle, un ancien ambassadeur de l’Union européenne a comparé le réseau routier national au Tonneau des Danaïdes. C’est-à-dire un tonneau qu’on n’arrive jamais à remplir quoi qu’on fasse.
Pourtant, des fonds colossaux sont affectés à la construction et à la réhabilitation de nos routes. Mais la situation ne semble pas évoluer. Or, un bon réseau routier est une condition sine qua non pour réaliser un développement réel du pays.
Le dernier facteur contribuant aux accidents de la circulation se trouve dans les défaillances mécaniques. Elles sont nombreuses si l’on tient compte des constats post accident. Pour les propriétaires des moyens de transport routier, seule compte la rentabilité.
Ainsi, la sécurité des passagers est négligée alors que les véhicules utilisés sont pour la plupart de seconde main, donc déjà complètement amortis. D’autant plus que leur entretien ne se fait pas régulièrement du fait du coût élevé des pièces détachées. De ce fait, les usagers voyagent à leurs risques et périls.
Aimé Andrianina




