A l’issue du 45e Sommet de la Communauté de développement des États d’Afrique australe (Sadc), Andry Rajoelina, président en exercice de l’organisation et chef d’Etat malgache, a assuré que les pays membres vont défendre ensemble leurs intérêts relatifs aux échanges commerciaux avec les grandes puissances.
Lors de la conférence de presse de clôture, il a souligné que « les discussions avec les Etats-Unis sur la reconduction de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), devraient s’ouvrir prochainement ». Ce programme qui offre un accès préférentiel au marché américain, constitue un enjeu économique de taille pour de nombreux pays de la région.
Le président malgache prône ainsi « une approche collective ». Selon lui, la négociation au nom de la Sadc, permet de renforcer le poids diplomatique et économique de l’Afrique australe, face à ses partenaires internationaux.
« Défendre nos intérêts de manière unifiée sera moins ardu que de plaider isolément », a-t-il affirmé, tout en rappelant que Madagascar bénéficie déjà d’une position privilégiée grâce à son rôle de chef de file au sein de l’organisation régionale.
Andry Rajoelina a également mis en avant le rayonnement diplomatique de la Grande Île, qui tire profit de sa visibilité accrue à travers cette présidence. Pour lui, cette dynamique consolide non seulement la place de Madagascar sur l’échiquier régional, mais contribue aussi à donner davantage de poids aux revendications économiques de l’ensemble des pays membres.
En se positionnant ainsi, le président malgache entend faire de la Sadc un bloc plus audible et plus influent dans les négociations internationales.
Arh.




