Sabotsy-Namehana: une épicerie victime d’un hold-up

La commune rurale de Sabotsy-Namehana est en passe de devenir une zone rouge en termes d’insécurité. Sa population se plaint depuis un certain temps de vols à la tire, de cambriolages et autres attaques à main armée. Et avant-hier soir, une attaque à main armée s’est produite sur place.

Les coups de feu ont re­tenti, peu avant minuit avant-hier à Soaniada­nana Sabotsy-Namehana, du district d’Avaradrano. Un braquage à main armée a eu lieu sur place, a-t-on indiqué. Les forces de l’ordre jointes au téléphone ont confirmé les faits sans donner plus de détails. En tout cas, les riverains ont indiqué que les mal­frats ont visé une épicerie.
Les assaillants se sont in­troduits dans la maison cible et ont tenu en respect les pro­priétaires des lieux. Ils ont tiré des coups de feu pour intimider aussi bien leurs proies que le voisinage. Les victimes se sont agenouillées et ont laissé les malfrats fouiller la maison. Ces derniers ont quitté les lieux après avoir mis la main sur le butin.

Zone rouge

D’après les habitants de Sabotsy-Namehana, les malfrats écument dans presque tous les recoins de cette commune rurale. Les détrousseurs osent passer à l’action même en pleine journée dans les endroits peu fréquentés. Pour Soaniadanana en particulier, les usagers de la portion de route entre le bassin et le Lycée Andrianampoi­ni­merina Sabotsy-Namehana (Lasn), se plaignent de la recrudescence des vols avec agression sur place.
Parmi les cas récents, un motard a indiqué avoir été attaqué par une bande, le 7 août vers midi. Selon ses dires, les malfrats attendent leurs cibles dans l’accotement pour les frapper soudainement afin de les faire tomber et mettre la main sur les effets personnels qui tom­bent au sol, avant de s’enfuir dans les couloirs.
Il en est de même pour les vols avec effraction. Cela se produit généralement dès que personne n’est à la maison, quelle que soit l’heure. Les riverains pointent du doigt les jeunes vagabonds comme responsables de ces actes. Ils appellent alors à la prise de responsabilité des autorités compétentes pour rétablir l’ordre sur place.

LR

Partager sur: