La ville d’Antsiranana s’animera du 12 au 20 septembre aux rythmes de la 4e édition du festival Godié Hype Hope, un événement dédié à la valorisation et à la transmission des cultures urbaines.
Organisé à l’initiative de l’association Loko, avec le soutien de la Commission de l’océan Indien (COI) et de l’Agence française de développement (AFD), le festival proposera cette année une riche programmation allant des battles de danse aux spectacles, en passant par des exposition, projections, conférences, village urbain et masterclasses.
« Depuis la création de Godié Hype Hope en 2019, mon ambition a toujours été de donner une scène aux danseurs, en réunissant artistes et passionnés autour d’une même vision, celle de célébrer la richesse et l’impact du hip-hop. Ce festival est plus qu’un simple événement, c’est une communauté, une plateforme d’échange et une source d’inspiration. Cette 4e édition s’annonce encore plus ambitieuse, immersive et fédératrice », souligne Chaminna Myria Sakina, du comité d’organisation.
Cette ambition se concrétise notamment avec la création d’un village urbain, une programmation élargie et l’ouverture du festival à des participants régionaux et nationaux. Dans ce contexte, des danseurs issus des régions Diana, Sava, Sofia, Boeny seront invités, ainsi que deux intervenants d’Antananarivo, à l’image de Lovaniavo, danseuse et ambassadrice du Waacking et Marin Dementhon, danseur, musicien et pédagogue.
Dans une démarche inclusive, Godié Hype Hope s’engage activement à réduire les inégalités de genre dans les cultures urbaines malgaches, en offrant une véritable plateforme d’expression et de reconnaissance pour les femmes artistes. Cette édition mettra en lumière des intervenantes féminines de talent, lesquelles seront présentes dans les ateliers, battles, jurys et masterclasses.
« Le Battle Block Party 2 vs 2, qui sera mixte (garçon/fille), accueillera des figures emblématiques comme LIL et OG Le Sensei, en duo maître-élève, pour inspirer de nouvelles dynamiques d’entraînement et de transmission. Une conférence animée par des femmes du milieu de la culture urbaine à Madagascar viendra également enrichir les échanges », conclut-elle.
Joachin Michaël




