Maroc: le Stade Ibn Battouta prêt à éblouir pour la Can 2025

A l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2025, Tanger, la perle du nord marocain, se prépare à briller sous les projecteurs du football continental et mondial. Dimanche dernier, une délégation de journalistes a eu l’opportunité de découvrir le Grand Stade de Tanger, également connu sous le nom de Stade Ibn Battouta, une infrastructure qui, à l’image de la ville, allie modernité et ambition. Ce colosse, niché à seulement 10 km du cœur vibrant de la cité blanche et à 4 km de l’aéroport, s’impose comme une vitrine éclatante du Maroc contemporain, prêt à accueillir le monde pour la Can 2025 et la Coupe du Monde 2030.

Inauguré en 2011, le stade a fait peau neuve au fil des années pour répondre aux exigences draconiennes de la Fifa. Une première extension en 2020 avait porté sa capacité à 60.000 places, avant qu’une transformation radicale en 2023 ne propulse ce chiffre à 75.600 spectateurs, avec une nouvelle extension prévue pour atteindre 87.000 d’ici 2030. Amaoui Anoua, l’ingénieur architecte chargé de superviser les travaux menés par la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (Sonages), n’a pas caché sa fierté face à l’avancement des travaux : «On est à 98% d’achèvement. Tout ce qui est intérieur – vestiaires, espaces VIP, hôpital – est terminé. Le gazon hybride, d’une dimension de 105 x 68 mètres, est prêt à accueillir les stars du ballon rond».

Cette métamorphose n’a rien d’anodin. Pour répondre aux standards internationaux, le stade a subi une refonte audacieuse. La piste d’athlétisme, jugée obsolète pour un spectacle footballistique où le spectateur est roi, a été supprimée. La pelouse a été abaissée de 10 mètres, libérant ainsi de l’espace pour ajouter des sièges et des skybox – ces loges VIP, au nombre de 146, pouvant accueillir de 7 à 26 privilégiés. «Le football, c’est devenu un spectacle, comme aller au théâtre ou au restaurant. Toute la famille vient, et le confort est primordial», confie M. Anoua, soulignant l’évolution du sport roi vers une expérience globale.
Mais le clou du spectacle, c’est sans doute la charpente, une prouesse technique qui fait du stade de Tanger le deuxième plus grand au monde après le mythique Maracana. Avec une superficie de 55.000 m², cette structure mixte, mêlant métal, câbles et toile, a été achevée en un temps record de deux mois grâce à une expertise et une main-d’œuvre 100% marocaines. «D’ici trois à quatre semaines, la couverture en toile sera finalisée», promet l’architecte, le regard pétillant d’enthousiasme.

Le stade ne se contente pas d’impressionner par ses chiffres : 142 loges VIP et VVIP, 103 points de restauration, quatre vestiaires ultramodernes, deux écrans géants, des écrans Led périphériques, une salle de presse de 200 places, mille caméras de surveillance, et même des tunnels d’évacuation pour la sécurité. Rien n’a été laissé au hasard. A trois mois du coup d’envoi de la Can, prévu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, Tanger se dote d’un écrin à la hauteur de ses ambitions. Le match d’ouverture du groupe D, opposant le Sénégal au Botswana le 23 décembre, promet déjà d’électriser les foules, tout comme la rencontre très attendue entre les Lions de la Teranga et les Léopards de la RDC le 27 décembre.

Financé à hauteur de 3,6 milliards de dirhams (environ 360 millions de dollars) sous les hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce projet titanesque illustre l’engagement du Maroc à offrir une fête du football inoubliable. La Confédération africaine de football, lors d’une récente visite d’inspection, a d’ailleurs salué les efforts colossaux déployés. Tanger, ville-carrefour où se mêlent histoire, culture et modernité, s’apprête à écrire une nouvelle page de son épopée. Avec son stade Ibn Battouta, elle ne se contente pas de relever le défi, elle le transcende, prête à faire vibrer l’Afrique et le monde au rythme du ballon rond.

Recueillis par Naisa
(envoyé spécial au Maroc)

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