Saut de brévet à Arivonimamo: les neuf autres parachutistes, hors de danger

Le nombre de victimes du 4e saut de brevet, mercredi sur la base aérienne d’Arivonimamo, reste à trois, selon une source auprès des forces armées. Parmi les neuf blessés, huit ont pu rentrer chez eux, tandis que le neuvième poursuit encore ses soins à l’hôpital, mais son pronostic vital n’est pas engagé.

Le saut mortel en parachute d’Arivonimamo n’a plus fait de nouvelle victime, même si certains survivants étaient dans un état critique lors de leur évacuation d’urgence au Centre hospitalier de Soavinandria­na (Cenhosoa). Huit d’entre eux ont pu sortir de l’hôpital, moins d’une semaine après l’accident, selon les explications. Celui qui poursuit encore ses traitements au Cenhosoa, s’est fracturé les os, mais sa vie n’est plus en danger.
Pour leur part, le commandant Parfait Zafidahy du Groupement des forces spécialisées d’intervention (GFSI), ainsi que les lieutenants Ricassi Ramiandrisoa Jeodard Njakandrababany, du Centre de formation spécialisée (CFS) de la gendarmerie nationale, ayant péri dans cet accident, ont reçu tous les honneurs à hauteur de leur bravoure, avant d’être enterrés dans leur tombe familiale respective.

Surpris par des rafales de vent
Concernant l’arrivée des enquêteurs français censés composer la commission d’enquête mixte pour faire la lumière sur cette affaire, aucune information y afférente n’a filtré pour l’instant. Quoi qu’il en soit, le ministre malgache des Forces armées (MFA), le général Lala Monja Delphin Sahivelo et le nouveau commandant supérieur des Forces armées françaises de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), le général de division Jean de Monicault, ont déjà manifesté leur volonté de collaborer dans les investigations, lors de leur rencontre, le lendemain du drame, à Ampa­hibe.
Pour rappel, le 4e saut de brevet de parachutiste de mercredi sur la base aérienne d’Arivonimamo, a causé la mort d’un officier de l’Armée et deux officiers de la gendarmerie nationale, vers 10h. Des rafales de vent inattendues à l’atterrissage, auraient causé le drame. Lors de l’ultime hommage au Premier Bataillon Para­chutiste à Ivato, jeudi, les trois héros se sont vu remettre à titre posthume, le brevet parachutiste, sous l’égide du chef d’Etat-major des Armées, du commandant de la gendarmerie nationale et du chef d’Etat-major de l’armée de terre.

LR

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