C’est la loi

Sur le plan strictement juridique, l’avis des juges constitutionnels,ne devrait souffrir d’aucune contestation, notamment quand il s’agit de clarifier la loi organique relative au régime général des élections et des référendums.A ne pas oublier que veiller au respect de la Constitution et à la stricte application des lois, est le rôle principal de la Haute cour constitutionnelle (HCC). A cet égard, elle est droite dans ses bottes et maîtrise son sujet.
A vrai dire, la HCC est la juridiction compétente pour statuer irrévocablement sur les contentieux relatifs aux élections. Ses décisions sont conformes au texte dont certaines dispositions font l’objet d’une mauvaise interprétation politique, de manière contradictoire même, alors qu’au fond, elles sont complémentaires les unes des autres.
Actuellement, la tenue des Sénatoriales le 11 novembre, en pleine saison des pluies, fait débat dans la sphère politique. Et même la Ceni, consciente des difficultés liées à l’organisation des élections, en raison d’une météo défavorable durant cette période, a demandé l’avis de la HCC sur cette proposition de calendrier, finalement validé qui ne va pas à l’encontre des lois. Au contraire, c’est même recommandé pour garantir la continuité, la stabilité institutionnelle et surtout éviter le vide constitutionnel non conforme à la loi, au point de transgresser l’ordre constitutionnel.
D’après l’avis de la HCC, la saison des pluies ne constitue pas un obstacle et ne peut être considérée comme un cas de force majeur, pour ne pas tenir les sénatoriales le 11 novembre et empêcher les grands électeurs d’exercer leur droit de vote. Et ce alors que le mandat des sénateurs élus et nommés par le président de la République touche à son terme.
Et le texte stipule que «le scrutin liéà tout mandat arrivant à son terme, doit être organisé dans le respect de sa date d’échéance, indépendamment de la saison». C’est la loi.

J.R

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