L’interpellation récente à l’île Maurice de quatorze femmes malgaches en situation irrégulière, soupçonnées d’être victimes d’un réseau de traite d’êtres humains à des fins de proxénétisme a défrayé la chronique. D’autant plus que la photo des femmes interpellées a été publiée toute en couleur.
Il est certain que de nombreuses personnes se sont penchées sur la photo des victimes de cette interpellation pour essayer d’identifier une éventuelle connaissance, amie, voisine… C’est une curiosité tout à fait normale dans la mesure où la prostitution est un sujet sensible et complexe ayant des impactsdirects sur la société.
C’est un problème complexe qui touche à la fois, entre autres, le côté social et l’économie sans oublier l’aspect sanitaire. Et cette complexité est renforcée par la dualité entre ce que certains considèrent tout simplement comme du travail du sexe et ce que d ’autres désignent comme une forme d’exploitation.
Effectivement, il existe de nombreux réseaux de traite humaine à des fins sexuelles auxquels sont affiliés les proxénètes qui se nomment comme étant le « protecteur » d’une fille qui vient d’être introduite dans le marché du sexe. Bien souvent, ces proxénètes font partie d’une organisation criminelle.
Pour ces organisations, c’est l’une des affaires les plus lucratives au même titre que le trafic d’armes et de drogues, les jeux… . Ce sont des sommes colossales qui sont tirées de la prostitution. Et pour cette raison, il arrive que des personnages politiques ou des personnes haut placées y trempent.
Pour faire la part des choses, on ne peut pas ignorer qu’il existe également une prostitution masculine quoique celle pratiquée par les femmes soient les plus connues et les plus citées. C’est pourquoi on considère, vrai ou faux, que la prostitution est l’un des plus vieux
« métiers » du monde.
Elle a toujours existé dans toutes les civilisations, sous différentes formes peut-être. La raison est que bien que rares sont les pays qui reconnaissent le droit à l’exercice de la prostitution bien que, des fois, elle soit flagrante.Et le comble est que la personne qui s’adonne à la prostitution est souvent stigmatisée par la société au sein de laquelle elle vit.
Rien que pour cette raison, il est du devoir de l’Etat d’apporter des soutiens idoines aux victimes de la prostitution et qui ont la chance d’en sortir. Bien rares sont les personnes qui se décident à se prostituer volontairement. Il y a toujours une raison. Et qu’on le veuille ou non, le contexte social et économique influence la pratique de la prostitution.
Ranaivo Lala Honoré




