Le président Andry Rajoelina a rencontré les représentants du FMI dans le cadre de la mission au titre des programmes FEC et FRD, hier à Iavoloha.
«Dans chaque volet, notre objectif est d’accélérer la mise en œuvre des projets et des programmes afin d’apporter à la population le développement tant attendu. Le soutien du Fonds monétaire international (FMI) est déterminant dans la réalisation des projets », a déclaré le président Andry Rajoelina.
Le locataire d’Iavoloha a profité de la rencontre pour rappeler les grands piliers sur lesquels sont axées les priorités du régime pour ce second mandat à savoir, la transformation agricole, la transition énergétique, la transformation économique par l’industrialisation, mais surtout la valorisation du capital humain et la bonne gouvernance. Il a aussi souligné l’importance de retracer le chemin déjà parcouru avec le FMI, tout en précisant que Madagascar est à l’écoute et prêt à échanger avec eux sur les points déjà évoqués avec le Premier ministre, Christian Ntsay, mais aussi avec chaque ministère pour bien mettre en œuvre l’ensemble des programmes avec cette institution.
Il a également évoqué les prises de décisions stratégiques attendues depuis de nombreuses années à savoir, l’adoption récente du plan de redressement de la Jirama et la poursuite de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix du carburant. « La mise en œuvre de ces réformes et programmes témoignent également de notre volonté de renforcer, aux côtés du FMI, la stabilité économique et de soutenir les réformes structurelles du pays », a-t-il affirmé. Pour ce qui est du carburant, le président a précisé que cette décision rapproche Madagascar progressivement de la vérité des prix. Ainsi, pour le pétrole lampant, par exemple, le prix du litre est passé de 2.430 ariary en janvier, à 3.380 ariary à l’heure actuelle, soit une hausse de 40%. L’Etat a également pensé à balancer les recettes et les dépenses pour maîtriser au mieux les dépenses. D’après Andry Rajoelina, l’Etat n’a pas flanché malgré les pressions syndicales en prenant des mesures visant à contenir la hausse des salaires.
Place à la bonne gouvernance
Andry Rajoelina a rappelé ces initiatives dans la mise en place de la bonne gouvernance à Madagascar, en citant l’exemple de la décision de mettre en place, par ordonnance, un mécanisme de recouvrement des avoirs illicites pris en 2019. A part cela, il y a également l’adoption en début de cette année, d’une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption pour la période 2025-2030, afin de renforcer la lutte contre l’impunité.
« Notre cap est clair, instaurer la discipline budgétaire et promouvoir une gouvernance responsable », a-t-il précisé tout en spécifiant qu’il est convaincu qu’un pays ne peut se développer ni lutter efficacement contre la pauvreté sans investir dans les programmes de développement et offrir des services publics essentiels
à sa population. Néanmoins, il a noté qu’il est nécessaire
d’adapter les réformes aux réalités nationales, mais également internationales afin d’éviter des crises sociales qui pourraient anéantir les efforts.
Jean Riana




