Enfin, la Commune urbaine d’Antananarivo va procéder à une nouvelle organisation des taxis-motos dans
la capitale. Certes, les taxis-motos, en tant que moyen de transport urbain, présentent certains avantages pour se déplacer en ville avec les interminables embouteillages. Pour cette raison, ils rendent vraiment service pour les déplacements urgents.
Mais s’ils sont de ce fait très pratiques, il n’en demeure pas moins qu’ils font l’objet de toutes les critiques. Effectivement, les autres usagers de la route se plaignent d’eux. En résumé, ils sont envahissants. Ils stationnent n’importe où et n’importe comment sans se soucier des autres. Ils se comportent comme bon leur semble.
Ainsi, malgré toute la gabegie qui règne avec l’avènement des taxis-motos, il est incontestable que la Municipalité d’Antananarivo a accepté l’existence de fait de ces véhicules comme moyens de transport urbain. Toutefois, ils sont inséparables de l’insécurité. Tout d’abord, il est difficile de faire une distinction entre un vrai professionnel et celui qui exerce le métier occasionnellement.
Pourtant, cette possibilité de distinction a toute son importance. C’est certainement la branche du transport urbain où l’on peut recenser le plus d’informels. Cette incapacité de les distinguer crée des réticences à les utiliser. En effet, on peut tomber sur n’importe qui. Certains utilisateurs de deux-roues profitent de cette situation pour perpétrer des actes de banditisme.
On a déjà eu de nombreux cas. Et cela portera encore plus préjudice aux taxis-motos. Si ces actes se multiplient, il arrivera certainement un moment où les responsables interdiront l’usage des deux roues dans les rues de la Capitale. Cela s’est déjà vu à l’étranger. Ce fut le cas dans l’une des plus grandes villes de Chine, plus précisément à GuangZhou.
Toujours en matière de sécurité, les vrais taxis-motos devraient être titulaires d’un permis autorisant à conduire une moto. Il est certain que bien rares sont ceux qui pratiquent ce métier qui en possèdent. En ne maîtrisant pas les règles du code de la route, ils mettent en danger la vie de leurs passagers ainsi que la leur propre. En savoir ne serait-ce que les rudiments, serait déjà une très bonne chose.
Actuellement, en matière de circulation dans les rues de la Capitale, chacun fait ce qui est bon lui semble (aussi bien les automobilistes que les motocyclistes). Le moins qu’on puisse espérer est que cette nouvelle organisation mette fin à la gabegie qui règne dans le secteur du transport urbain, en particulier, en ce qui concerne les taxis-motos.
Ranaivo Lala Honoré




