Réhabilitation de la RN 2: primordiale pour soutenir le développement économique

La route nationale (RN) 2 reliant Antananarivo à Toamasina est au cœur d’une réhabilitation à l’heure actuelle, bénéficiant d’un financement combiné du Fonds routier et de la Banque mondiale. Cela va du transport de marchandises, de carburants et d’autres biens essentiels partant du port stratégique de Toamasina vers la Capitale et aussi vers d’autres régions.

La rénovation actuelle de cet axe vise principalement à renforcer la sécurité des usagers et soutenir le développement économique du pays en faisant face à la saturation du trafic et à la forte dégradation de la route. A part cela, il y a également le convoi exceptionnel de la Jirama qui va prochainement être transféré de Toamasina vers la centrale électrique d’Ambohima­nam­bola.
Bien évidemment, ce convoi va prendre la RN 2. De ce fait, le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison a donné des consignes claires aux quatre entreprises en charge des travaux, lors d’une réunion qui s’est tenue à Brickaville la semaine passée, en vue d’accélérer la cadence des travaux et de boucher tous les trous sur cette route avant le transfert des équipements lourds de la Jirama.

Sécuriser le trajet

L’objectif des consignes est de sécuriser au mieux le transport du convoi exceptionnel composé de sept alternateurs de 64 tonnes et de trois transformateurs de 50 tonnes, sans oublier d’autres équipements stratégi­ques destinés à améliorer l’approvisionnement en électricité dans le pays. Il n’est point nécessaire de préciser que l’approvisionnement en électricité a grand besoin d’être amélioré pour pouvoir mettre fin aux dé­lestages qui paralysent les activités économiques. A situation exceptionnelle, des mesures exceptionnelles, 13 ponts sur cette route ont été renforcés pour permettre au convoi exceptionnel de passer sans problème.
Le ministre a évoqué que les travaux avancent, mais pas assez vite. Par rapport à cela, les entreprises en charge des travaux ont avancé comme excuse, les conditions météorologiques dans cette région, notamment la fréquence des pluies. «Désor­mais, la saison des pluies ne constitue plus un obstacle, car le temps reste sec», a-t-il affirmé. Par conséquent, un rattrapage s’impose, c’est pourquoi il a insisté pour que les équipes travaillent de jour comme de nuit pour accélérer la cadence des travaux et améliorer la qualité des infrastructures au plus vite. «Il est à préciser que le transport des équipements de la Jirama ne saurait plus tarder, le premier convoi étant prévu le 20 septembre», a avancé le ministre tout en précisant que cela ne peut se faire en une seule fois, mais en plusieurs étapes.

Jean Riana

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