Comores – Madagascar: le choc insulaire au Maroc

Ce 6 octobre, le choc explosif entre les Comores et Madagascar, pour la 9e et avant-dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, zone Afrique se jouera sur terrain neutre au Maroc. A 18 jours de cette confrontation décisive, les Cœlacanthes comoriens accueilleront les Barea malgaches sur le terrain neutre de Casablanca, un lieu où Madagascar a brillé lors de ses deux derniers matchs. Ce derby de l’océan Indien promet de faire des étincelles, car l’enjeu est colossal : un ticket pour les barrages, sésame vers un rêve mondial.

Dans le Groupe I, dominé par un Ghana intouchable à 19 points, les Comores (15 points) et Madagascar (16 points) se livrent une lutte sans merci pour la deuxième place. Le vainqueur prendra une option sérieuse pour les barrages, laissant son rival au bord du gouffre, à espérer un miracle lors de l’ultime journée. Un nul, en revanche, pourrait ouvrir la porte au Mali (12 points), qui attend son heure comme un prédateur à l’affût. Pour les Comores, une victoire serait l’aboutissement d’une ascension fulgurante. Pour Madagascar, éliminé de la course à la Can 2025, c’est une chance de sauver la face et de prouver que les Barea ont encore du mordant.

Ce choc oppose deux styles bien distincts. Sous la houlette de Stefano Cusin, les Comores misent sur une défense en béton et une attaque opportuniste. Mal­gré une déroute face au Mali (3-0) le 5 septembre dernier, elles ont rebondi avec une victoire convaincante (2-0) contre la République centrafricaine. Leur récent succès face à Madagascar (3-2) le 30 août 2025 montre qu’elles savent tenir la dragée haute à leurs voisins. De leur côté, les Barea, dirigés par Corentin Martins depuis janvier 2025, s’appuient sur une organisation collective affûtée et un milieu conquérant. Avec deux victoires récentes (2-0 contre la Centrafrique et le Tchad), ils se sont replacés dans la course. Mais jouer sur terrain neutre, où ils se sentent comme des poissons dans l’eau, ne suffira pas : la défaite d’août face aux Comores pèse encore lourd.

Naisa

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