Pétanque double mixte: champion du monde

Hier, sous le soleil romain, Madagascar a écrit une page d’histoire éclatante aux championnats du monde de pétanque 2025. Dans l’arène brûlante de la capitale italienne, les tireurs et pointeurs malgaches ont fait trembler la planète boule, décrochant quatre podiums sur cinq possibles, dont un titre historique en doublette mixte. Avec un panache digne des plus grands, Lova Rakotoarisoa, Faralahy Urbain Ramanantiaray (Baloty), Lalatiana Saholy Nirinaniaina  (Tita) et Nomenjanahary Fanantenana Ravomanana (Fana) ont porté haut les couleurs de la Grande Île, ramenant un butin de médailles qui fait vibrer le cœur des supporters et résonne comme un coup de tonnerre dans le monde de la pétanque.

Le point d’orgue de cette épopée reste incontestablement la victoire en doublette mixte, où Lova et Fana ont ter­rassé la France, pourtant emmenée par les redoutables Dylan Rocher et Audrey Ban­diera, sur le score sans appel de 13-6. Dès la première mène, les Malgaches ont posé leur empreinte, ne laissant que des miettes à leurs adversaires. Malgré un carton jaune en troisième mène, ils ont gardé la tête froide, enchaînant les points avec une précision chirurgicale pour s’envoler à 12-5 à la sixième mène, avant de sceller leur triomphe. Pour une première participation dans cette catégorie, Madagascar n’a pas seulement gagné : elle a marqué les esprits, prouvant qu’elle peut regarder les grandes nations droit dans les yeux. Ce titre de champions du monde, le premier de l’histoire malgache en doublette mixte, est une consécration qui restera gravée dans les annales.
En simple homme, Baloty a frôlé l’exploit suprême. Véritable rouleau compresseur, il a écrasé ses adversaires dès les phases éliminatoires, ne faisant qu’une bouchée de l’Italie (13-3), de l’Arménie (13-11), de l’Iran (13-3) et de la Chine (13-2). En huitièmes, il a balayé le Luxembourg (13-2), avant de créer la sensation en quarts en pulvérisant la France (13-2), un exploit qui a fait chavirer les supporters malgaches. En demi-finale, la Malaisie a plié face à sa détermination (13-10). Mais en finale, l’Italien Rizzi, plus rusé, l’a stoppé sur le score de 13-8. Cette médaille d’argent, loin d’être une déception, consacre Baloty comme un titan de la discipline, lui qui totalise désormais trois médailles mondiales, avec un bronze en doublette en 2019.
Les doublettes masculine et féminine n’ont pas été en reste, confirmant la profondeur du talent malgache. En doublette masculine, Lova et Baloty ont atteint les demi-finales, mais la Suisse, intraitable, les a stoppés (13-10). Cette médaille de bronze, bien que douce-amère, témoigne de leur régularité au plus haut niveau. Même scénario en doublette féminine, où Madagascar a cédé de justesse face à la France (13-12) en demi-finale, décrochant une nouvelle médaille de bronze. Ces deux podiums, bien que sans or, montrent que la Grande Île n’a plus rien à envier aux cadors de la pétanque.
Lova, Baloty et Fana rentrent à Antana­na­rivo avec des valises alourdies par les mé­dailles : Lova (or et bronze), Baloty (argent et bronze) et Fana (or et bronze) ont chacun deux breloques autour du cou sans oublier Tita et sa médaille de bronze. Baloty, en particulier, s’impose comme une légende en herbe avec trois médailles mondiales à son actif. Ce bilan exceptionnel place Madagascar parmi les nations phares de la pétanque mondiale, loin des clichés d’outsider.

 Naisa

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