Climat des affaires: le Sim plaide pour l’adhésion de Madagascar à l’Ohada

Le Syndicat des Industries de Madagascar (Sim) milite pour l’adhésion de Madagascar à l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (Ohada). L’Ohada est un espace juridique qui regroupe déjà 17 États africains, offrant aux opérateurs un cadre clair, prévisible et propice aux investissements.

La question de la sécurité juridique et judiciaire des entreprises se trouve aujourd’hui au cœur des priorités économiques à Madagascar. Pour y répon­dre, le Sim porte haut la voix en faveur de l’adhésion du pays à l’Ohada.
La semaine dernière, lors du lancement de la collection « Madagascar-Ohada » du Centre de recherche juridique de Madagascar (CRJ) à l’Université Axian Andra­haro, le président du Sim, Tiana Rasamimanana, a rappelé les enjeux de ce projet.
« L’adhésion à l’Ohada permettrait d’offrir aux entreprises malgaches un environnement plus sûr et plus fluide, ouvrant la voie à une meilleure compétitivité et à une intégration régionale renforcée », a-t-il déclaré.
Le Sim regroupant plus de 170 entreprises à travers le pays, se positionne ainsi comme un acteur clé du plaidoyer économique. Selon l’organisation, l’harmonisation du droit des affaires est indispensable pour soutenir le développement industriel, sécuriser les transactions et fluidifier les échanges commerciaux.

Divers obstacles

Si des efforts sont con­sen­tis par les autorités, les faiblesses persistent. La loi sur la signature électroni­que, par exemple, peine à être mise en œuvre. La lenteur dans la publication des décrets constitue également un frein majeur à la dynamique entrepreneuriale, selon toujours le président du Sim. Dans ce contexte, l’adhésion à l’Ohada est perçue comme une solution prioritaire.
L’expérience des pays membres montre que ce cadre juridique régional apporte une plus grande stabilité et une meilleure lisibilité pour les investisseurs. Il offre des garanties de justice plus équitable et prévisible, tout en renforçant la con­fiance nécessaire à la création d’entreprises et de partenariats.
« Pour Madagascar, cela représenterait aussi une opportunité d’accroître son attractivité et de renforcer sa place dans l’espace africain des affaires, en phase avec la dynamique de la Zone de libre-échange con­tinentale africaine (ZLECAf) », soutient Tiana Rasamima­nana.
Au-delà de la réforme juridique, le Sim avance que l’Ohada constituerait un levier pour bâtir un climat des affaires plus compétitif et durable, capable d’accompagner les ambitions de croissance et d’intégration régionale de Madagascar.

Arh.

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