Il y en a qui veutent juste manifester leur ras-le-bol de délestage et exhorte l’Etat à trouver une solution à n’importe quel prix, au problème, dans l’intention de semer des troubles. Des simples citoyens qui veulent exprimer leur exaspération et faire entendre leur revendication car quatre à cinq heures de coupures au quotidien, c’est trop et invivable à tous les niveaux, pas seulement pour les particuliers, mais également les entreprises.
Certes et c’est indéniable, le dérèglement climatique est la cause principale de cette situation. D’ailleurs, récemment la Jirama a annoncé une année difficile, particulièrement sèche, synonyme de baisse de niveau d’eau, largement insuffisant pour faire fonctionner à plein régime les centrales hydroélectriques, entrainant dans ce sens des coupures de courant plus fréquentes et plus longues. Autre souci constaté, la mauvaise qualité du combustible affecte les centrales thermiques, provoquant un déficit estimé à près de 30 mégawatts.
Mais, malgré tout et l’appel à patience lancé par la Jirama, visiblement les usagers n’en peuvent plus et attendent une solution à la hauteur de leurs attentes, loin de ce plan machiavélique de l’opposition qui est de sonner l’heure de la révolution, au moyen de la mobilisation citoyenne. Sauf que cette voie menant à une impasse et tout droit vers la crise politique, ne convainc pas plus d’un. Le pays a besoin de solution, mais pas de troubles.
A vrai dire, il y en a qui veutent profiter de la situation pour inciter la population à la casse et à la rébellion, dans l’objectif de faire tomber le pays dans le chaos. D’ailleurs sur les réseaux sociaux, certaines publications vont déjà dans ce sens. Ils veulent transformer la revendication citoyenne en une vengeance politique inassouvie. Et c’est là que l’Etat doit être prudent, pour éviter tout dérapage.
JR.




