Sorti officiellement en France depuis hier, le film « Disco Afrika. Une histoire malgache » de Luck Razanajaona marque un tournant pour le cinéma malgache. Projeté dans une quarantaine de salles françaises, ce premier long métrage de fiction d’un réalisateur malgache bénéficie déjà d’une large couverture médiatique à l’international.
Cette œuvre, qui propose une lecture intime et politique de l’histoire récente de Madagascar, est généralement bien accueillie par la critique. Pour Les Inrockuptibles, il s’agit d’«une lettre d’amour vibrante à Madagascar», traduisant la dimension affective et identitaire du film. Libération y voit le «passé, présent, futur», un travail de mémoire et de transmission entre générations.
Plus nuancé, Télérama salue «un film ambitieux», mais estime qu’il «ne décolle pas», reprochant au scénario de ne pas tenir toutes ses promesses. De son côté, Le Monde.fr met en avant
«l’éveil politique d’un jeune homme revisitant les luttes des années 1970», à travers le parcours de Kwame, le protagoniste. Quant à Abus de Ciné, il souligne le réalisme du récit «d’un jeune Malgache qui, pour survivre, s’essaie à la recherche de saphirs dans les rivières».
Enfin, deux sites de référence dans l’évaluation des nouveautés cinématographiques ont livré leurs verdicts. Tous deux ont attribué une note supérieure à la moyenne, un bon point pour le film malgache. AlloCiné, réputé pour ses notations strictes, a accordé un 3,3/5, tandis qu’IMDb lui a attribué 7,1/10.
Dans une interview à Afrik, Luck Razanajaona raconte comment son parcours, entre formation au Maroc et travail social dans les rues d’Antananarivo, a nourri ce projet. «Disco Afrika, c’est aussi le réveil du cinéma malgache», annonce-t-il.
Holy Danielle




