Après avoir réussi à accéder à Ambohijatovo avant-hier, sans rencontrer de résistance car les Forces de l’ordre se sont repositionnées à l’entrée d’Analakely, les manifestants de la Gen Z reviennent à la charge et tentent cette fois de pénétrer sur la place du 13 mai où toutes les voies d’accès sont bouclées par les éléments de l’Emmonat.
Hier dans la capitale, la place de la démocratie à Ambohijatovo a été inaccessible, tout comme la place du 13 mai à Analakely. Les élements de l’Etat-major mixte opérationnel (Emmonat), ont bouclé les voies d’accès du centre-ville, notamment la route d’Antanimena menant à Analakely, le tunnel Ambohidahy, Ambanidia, Antaninandro, Pont Behoririka et la place du 13 mai et ses environs.
D’après elles dans un communiqué, ces opérations s’inscrivent dans un schéma de maintien de l’ordre, permettant aux citoyens de vaquer à leurs activités et de prévenir les actes de vandalismes et de pillages, comme c’était le cas à Ambohijatovo.
Mais en se rassemblant aux alentours d’Ambohijatovo, les manifestants ont de nouveau tenté une percée à Amparibe, aux côtés des représentants syndicaux. Après des négociations infructueuses et la mise en garde de l’Emmonat, la Gen Z a persisté, obligeant les Forces à les disperser à coup de gaz lacrymogène, jusqu’à Antanimbarinandriana et Mahamasina voire près de la Maternité Befelatanana.
Dans les quartiers d’Antaninandro et ses alentours, les tirs de grenades lacrymogènes ont également retenti contre jets de pierre du côté des manifestants en jouant le chat à la souris avec les Forces de l’ordre. Cette course-poursuite a duré jusqu’en fin d’après-midi. A Mahamasina, des pneus ont été brûlés et des pierres installées au milieu de la rue, pour faire office de barrage aux véhicules de l’Emmonat.
Au moins deux blessés ont été signalés, dont un garçon à Antaninandro. D’après la communication du CHU JRA, le fonds d’urgence et le fonds d’équité ont été mobilisés pour la prise en charge des soins de l’adolescent de 13 ans, blessé à l’œil. Les sources officielles n’étaient pas en mesure de fournir le nombre de blessés ni celui des manifestants arrêtés.
L’Emmonat a souligné que même si les revendications des manifestants sont légitimes, des dégradations importantes ont été constatées, dont des incendies dans le jardin d’Ambohijatovo, perpétrés par des éléments opportunistes. L’Etat de droit garantit la liberté d’expression, mais cela ne signifie pas que tout comportement est permis, selon le communiqué.
Dans cette optique, l’Emmonat reste fidèle à son engagement de faire respecter la loi pour assurer la sécurité collective, protéger les infrastructures et maintenir l’ordre public. Il appelle les citoyens à exprimer leurs opinions pacifiquement dans les lieux habilités, afin d’éviter les abus et les actes de violence.
Le non-respect des règles conduit à des troubles préjudiciables à la société, rappelle-t-il, tout en invitant la population à rester calme et à ne pas céder à la violence.
Rakoto




