Dans une déclaration sur sa page officielle hier, le président Andry Rajoelina a tiré la sonnette d’alarme sur une tentative de déstabilisation à l’échelle nationale, qu’il qualifie de coup d’Etat déguisé, orchestrée par des forces extérieures et des acteurs politiques internes.
Selon Andry Rajoelina, la jeunesse malgache, notamment la génération Z, est manipulée par des pays et agences étrangères sur les réseaux sociaux, comme des robots commandés, pour mener un coup d’Etat et renverser le pouvoir en place.
«Chacun essaie de trouver des solutions, mais certains n’ont qu’une idée en tête, semer le désordre et le chaos dans le pays. Il est temps de dénoncer leur plan machiavélique et d’identifier les commanditaires », a déclaré le chef de l’Etat.
Andry Rajoelina a souligné que Madagascar est la cible de cyberattaques, incitant les jeunes à descendre dans la rue et à remettre en cause l’ordre public, par le biais de campagnes de manipulation de masse sur Tik Tok et Facebook.
« Nos ennemis ont mis en place un système de surveillance numérique et diffusent des messages à travers les réseaux sociaux sur les coupures d’eau et d’électricité, pour en faire un coup d’Etat ».
Des tentatives de sabotage et des infiltrations dénoncées
Le président a évoqué des risques concrets de sabotage d’infrastructures essentielles telles que les transformateurs électriques et les centrales d’énergie, alertant sur la possible implication de milices infiltrées à l’intérieur du pays. « Ce sont les forces de l’ombre, les robots et l’énergie du mal qui cherchent à détruire notre nation. Il y a ceux qui souhaitent mettre Madagascar à feu et à sang pour satisfaire des intérêts étrangers », martèle le chef de l’Etat.
D’après lui, des groupes et agences internationales cherchent à déstabiliser le régime actuel pour accéder aux ressources naturelles du pays.
Andry Rajoelina affirme avoir été menacé de mort et visé par un complot pour l’empêcher de rentrer sur le territoire. « On a tenté de m’empêcher de revenir à Madagascar, d’étouffer ma voix. Mais je ne peux pas abandonner le peuple malgache. Je suis ici non pas pour le pouvoir ou les honneurs, mais parce que c’est un devoir sacré que Dieu m’a confié », souligne-t-il.
Appel à l’unité, au calme et au dialogue
Le président a appelé les jeunes, les artistes, les citoyens et les responsables religieux à la vigilance, au calme et au patriotisme. « Si vous avez quelque chose à dire, exprimez-vous dans le calme, dans le respect des lois. Nous sommes à l’écoute de vos revendications. Mais ne vous trompez pas d’ennemis, ni de cibles », a-t-il déclaré.
Il appelle également la communauté internationale à soutenir le pays face à cette tentative de déstabilisation et à ne pas se laisser tromper par des mises en scène.
Des conséquences graves pour le développement
Enfin, le président a mis en garde contre l’impact d’un changement brutal de régime. Il rappelle que la Banque mondiale et les partenaires financiers mettraient fin à leur soutien aux grands projets, en cas de trouble politique majeur.
« Des projets comme les routes nationales 10, 12, 13 sont en cours grâce à ces financements. Si un changement de régime non constitutionnel survenait, ces projets seront annulés, et Madagascar fera un retour en arrière », selon les explications d’Andry Rajoelina.
Le chef de l’Etat a conclu son discours en lançant un appel à la prière et à l’unité nationale : « Que chaque Malgache élève sa voix dans la prière pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ensemble, restons vigilants. Refusons la haine, la division et le chaos ». Dans le contexte actuel, il a également annoncé qu’il s’adressera régulièrement à la nation.
N.A




