Les moteurs grondent de frustration dans le paddock du drag racing à Madagascar. Avec seulement deux manches disputées sur les quatre prévues, le strict minimum requis par le règlement pour valider le titre national, la saison 2025 risque de tomber à l’eau.
La troisième épreuve, initialement prévue le 19 octobre et confiée au club Runmada, a été reportée sine die, tandis que la quatrième et dernière manche, sous l’égide du club MSA, a été purement et simplement annulée. Ce scénario catastrophe laisse les pilotes dans l’expectative.
Or, le règlement fédéral est clair : sans quatre runs, pas de champion.
Cette année, le calendrier resserré a annoncé un sprint intense, avec Runmada aux manettes pour booster l’adrénaline. Mais les reports et annulations successives ont fait capoter. Deux manches seulement dans les rétros, et déjà l’ombre d’une non-validation plane sur la saison, privant les as du bitume d’un sacre mérité.
Pour les pilotes, c’est un coup de massue. Ces passionnés qui claquent une fortune en pièces tuning, en nitro pour booster les chevaux, voient leur investissement partir en wheelie incontrôlé. A Madagascar, où le drag racing, ou run comme on l’appelle localement, est une religion pour les mordus de vitesse, les frais d’import de caisses boostées ou de configs turbo maison pèsent lourd sur le budget.
Sans finale explosive, pas de podium, pas de points décisifs, et surtout pas de reconnaissance officielle.
Naisa




