Après 7 jours de manifestation, la mobilisation de la Gen « Z » ne faiblit pas en intensité, malgré le recours massif du gaz lacrymogène par les Forces de sécurité et les arrestations manu militari. Les deux camps n’ont pas l’intention de lâcher du lest sur le front.
Mêmes si les Forces de sécurité arrivent à maintenir leur position, le mouvement Gen « Z » ne fléchit pas, notamment dans le centre-ville de la Capitale, devenu un champ d’affrontement au quotidien avec les Forces de l’ordre. Et plus les manifestants tentent une percée, plus les Forces de sécurité intensifient leur intervention « musclée » pour rendre les places du 13 mai et de la démocratie encore plus impénétrables.
Du coup, les affrontements devenus le lot quotidien des habitants, se sont intensifiés et des arrestations se sont multipliées, comme c’était le cas dans les quartiers d’Ampandrana, Anosy et Ankatso. Les autorités n’ont pas fourni de détails à ce sujet. Mais force est de constater qu’à force de pousser les manifestants dans leur dernier retracement, des gaz lacrymogènes ont atteint des centres de santé, à l’exemple de la maternité de Befelatanana. Le personnel médical est monté sur ses grands chevaux, pour sommer les Forces de l’ordre de quitter les lieux.
Et même scène de courses poursuites entre les éléments de l’Emmonat et les manifestants dans les quartiers d’Anosy et d’Antanimbarinandriana, au cours desquelles les grenades lacrymogènes ont retenti. Une journaliste a été blessée par des projectiles de pierres.
En revanche, en fin d’après-midi, dans les quartiers d’Ankadifotsy et Besarety, les policiers ont invité les manifestants à s’exprimer pacifiquement sans entraver la circulation, sans piller, sans ériger des barrages, et surtout sans recourir à la violence à l’encontre des Forces de l’ordre.
A coup sûr, le même scénario se reproduit ce jour. D’un côté les Forces de l’ordre et de l’autre les manifestants prêts à en découdre, malgré l’appel au dialogue lancé par Andry Rajoelina.
F.M




