Chaque année, le mois d’octobre se teinte de rose. Mais derrière cette couleur douce se cache une réalité dure : celle du cancer du sein, le plus fréquent chez les femmes dans le monde et l’un des plus meurtriers. Octobre rose n’est pas qu’un symbole : c’est un cri d’alerte, un appel à la solidarité, et surtout un rendez-vous vital avec la prévention.
Sauver des vies. Tel est le but ultime de la campagne Octobre rose, portée par les autorités de santé et les associations, a rappelé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Madagascar. «L’initiative vise à encourager le dépistage précoce, car dans la lutte contre le cancer du sein, le temps est un allié précieux. Plus la maladie est détectée tôt, plus les chances de guérison sont grandes», a souligné cet organisme onusien pour la Santé. «Le dépistage sauve des vies. Il permet d’éviter des traitements lourds et augmente considérablement les chances de survie», a indiqué de sa part la direction de la Promotion de la Santé.
Une menace mondiale en pleine croissance
Les statistiques récentes sur le cancer du sein font froid dans le dos. En 2022, le cancer du sein a touché 2,3 millions de femmes dans le monde et a causé plus de 666.000 décès. Et la situation est encore plus alarmante en Afrique subsaharienne, où le nombre de cas et de décès pourrait augmenter de près de 90 % d’ici 2040, si rien n’est fait, alerte l’OMS.
Même si le cancer du sein ne peut pas toujours être évité, certains gestes peuvent aider à réduire les risques: une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, limiter la consommation d’alcool et de tabac, surveiller son poids… Et surtout : faire un dépistage régulier, dès 40 ans ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux.
Fahranarison




