Tentative de coup d’Etat numérique à Madagascar: Patrick Rajoelina pointe une officine d’Etat

Le conseiller diplomatique du président Andry Rajoelina et ancien ministre des Affaires étrangères, Patrick Rajoelina, a récemment évoqué sur France 24, la tentative de coup d’Etat numérique, venant de l’étranger, annoncée par le chef de l’Etat il y a quelques jours. Il a confirmé l’existence de preuves tangibles d’une cyberattaque massive dont le but est de déstabiliser le pays.
Durant son intervention, il a cité une officine d’Etat, comme étant à l’origine de cette campagne de déstabilisation. Sans révéler le nom du pays, il a indiqué que cette officine est connue des autorités malgaches et de services étrangers, Cette structure utilise des serveurs pour diffuser des informations ciblant un grand nombre de jeunes sur les réseaux sociaux. «Ce pays sait que nous le savons», a affirmé Patrick Rajoelina, en insistant sur la traçabilité des attaques. Il a dénoncé l’instrumentalisation de la jeunesse malgache par cette officine dans le but de provoquer le chaos national.
«Nous savons qu’il y a une officine d’Etat derrière ces serveurs qui instrumentalisent ces jeunes dans le but de déstabiliser tout le pays», renchérit le conseiller. En évoquant les difficultés sociales telles que les coupures d’eau et d’électricité affectant la capitale et diverses régions, il a souligné le travail acharné du président Andry Rajoelina pour le développement du pays, soulignant au passage le patriotisme de celui-ci et les énormes travaux qu’il a entrepris pour le développement de Madagascar. C’est sur lui que repose le pays, a-t-il avancé. «Si une déstabilisation du pays entraîne son départ, le pays plongerait dans un chaos infernal», a-t-il précisé.

Il n’y a pas eu de répression violente
Sur les affrontements entre les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des manifestants depuis le 25 septembre, Patrick Rajoelina a nié le bilan fourni par les Nations unies faisant état de 22 morts. Il a également démenti une répression violente en avançant qu’il s’agissait d’une opération de maintien de l’ordre. Et non des moindres, il a déclaré que le président avait vainement appelé les jeunes manifestants au dialogue pour résoudre les tensions.

F.M

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