Face à la recrudescence de l’insécurité et la nécessité de redresser rapidement l’économie, le gouvernement malgache a procédé à la nomination de nouvelles figures à la tête des ministères régaliens. Cette décision intervient dans un contexte marqué par des troubles récents ayant entraîné la fermeture de plusieurs entreprises et établissements, notamment à la suite de pillages.
Contexte sécuritaire oblige. Le Général de Division Deramasinjaka Manantsoa Rakotoarivelo, ancien chef d’Etat-Major de l’armée, est nommé ministre des Forces armées. Et pour la première fois dans l’histoire de la police nationale, une femme est aux commandes du ministère de la Sécurité publique, à savoir Mandimbin’ny Aina Randriambelo, qui a déjà occupé la poste de Secrétaire Général. Le général de Corps d’Armée Andriantsarafara Razafindrazaka, est reconduit au poste de ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale.
Une urgence sécuritaire et économique
Selon le président, Andry Rajoelina, ces changements visent à rétablir rapidement l’ordre public, afin de permettre à la population de vivre dans un climat de paix et de stabilité. Le chef de l’Etat a souligné l’importance de l’Etat de droit et a insisté sur la nécessité d’agir sans délai pour relancer l’activité économique.
« Le désordre ne profite à personne. Il retarde notre développement. Nous devons retrouver un climat de confiance pour que les citoyens puissent travailler, étudier et circuler en toute sécurité », a-t-il déclaré.
Une mission placée sous le signe de la responsabilité
Andry Rajoelina a exprimé sa confiance envers les nouvelles personnalités nommées, tout en leur rappelant la lourde responsabilité qui leur incombe. Il a affirmé suivre de près leurs actions et les a appelés à agir sans complaisance, avec intégrité, justice et patriotisme.
«La mission que vous portez, est sacrée. Elle exige que vous protégiez la population et les biens avec amour, équité et fermeté. Quand la sécurité règne, le peuple malgache peut vivre avec espoir», a-t-il conclu.
N.A




