Avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad) et le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS),la direction générale des Douanes (DGD) est engagée dans un vaste programme de modernisation du système portuaire, pour rendre les ports plus compétitifs et garantir un mouvement de fret plus rapide, transparent et sécurisé.
Entre juillet et août 2025, une mission composée d’experts nationaux et internationaux, a mené une évaluation technique de neuf ports du pays (Antsiranana, Vohemar, Sambava, Antalaha, Nosy-Be, Mahajanga, Toamasina, Toliara et Tolagnaro. Ces visites ont permis d’établir un diagnostic précis des infrastructures et des pratiques douanières. Et présenté début septembre, le rapport souligne les progrès réalisés et identifie plusieurs points à améliorer, à savoir «la congestion à Toamasina, le manque lié à la dématérialisation à Antsiranana et à Toliara, des infrastructures vieillissantes à Mahajanga».
Ce rapport met aussi en évidence la vulnérabilité de certaines zones frontalières encore peu contrôlées, facilitant les flux illicites. De ce fait, ces experts internationaux ont recommandé la mise en place d’“un plan de sécurisation et de normalisation de ces espaces, afin de mieux protéger le territoire et d’endiguer la contrebande”.
Réforme structurelle
Pour la DGD, cette initiative ne se limite pas à un simple diagnostic technique. Elle ouvre la voie à une réforme structurelle des ports de Madagascar dans l’objectif de «réduire les délais et les coûts, améliorer la transparence, renforcer la compétitivité régionale», afin de positionner Madagascar comme un «hub logistique moderne et fiable dans l’océan Indien».
Parallèlement, la Douane renforce la transparence dans l’évaluation des véhicules à usage spécial d’occasion. Elle rappelle que la détermination de la valeur FOB de ces engins (Grues, machines de chantier ou de forage) relève exclusivement du Service de la Valeur et de l’Origine, excluant le contrôle de GasyNet réservé aux véhicules classiques. Cette clarification devrait garantir une taxation juste et éviter les confusions dans les procédures douanières.
Enfin, la Douane reste mobilisée face à l’expiration de l’accord commercial Agoa avec les États-Unis, le 30 septembre. En attendant un éventuel renouvellement, les exportateurs malgaches sont soumis aux droits de douane standards. L’administration douanière appuie le gouvernement dans le suivi des impacts économiques et accompagne les opérateurs pour sécuriser leurs exportations.
Arh.




