Andry Rajoelina : « Nous allons relever Madagascar avec un plan d’urgence »

Au moment où Madagascar traverse une période d’instabilité, marquée par des grèves, manifestations et tensions sociales, le président Andry Rajoelina dans une interview exclusive accordée à la Réunion La 1ère,, a détaillé les mesures que son gouvernement entend prendre pour sortir le pays de la crise actuelle et relancer son développement.

Interrogé sur la stratégie de sortie de crise, le président a annoncé la mise en œuvre d’un plan d’urgence national, «pour aider les industriels, soutenir la po­pulation et ramener à la vie normale», a-t-il avancé.
Parmi les premières me­sures concrètes annoncées, la levée imminente du couvre-feu, instauré depuis un certain temps dans plusieurs villes de Madagascar. «Dans quelques jours, nous allons lever le couvre-feu pour permettre au pays de reprendre une vie normale», a indiqué le chef de l’Etat. Si cette me­sure est maintenue dans la Capitale, elle n’est plus en vi­gueur dans les autres ré­gions telles que Mahajanga, Tolia­ra, Antsirabe, Toama­sina.

Relance énergétique
Andry Rajoelina a également évoqué les investissements dans l’énergie so­laire, qui sont essentiels pour relancer la croissance économique dans le pays. D’après lui, le parc solaire d’Ampan­gabe a déjà injecté 5 MW dans le réseau interconnecté d’Antananarivo à Ampan­gabe. Le lancement d’un projet de 100 MW
supplémentaires à Antana­narivo, est également en vue.
«En un an, c’est faisable. Et maintenant, les travaux d’installation d’’un parc solaire d’une puissance de 100 MW, ont commencé dans la Capitale», selon les explications.

Une volonté d’accélérer le développement
Pour le président, la crise actuelle est le résultat de décennies de pauvreté et de retards structurels dans le développement. «Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est l’accumulation de la pauvreté et du retard de développement. Cela a trop duré», a-t-il conclu. Il affirme vouloir accélérer le développement du pays avec des solutions concrètes adaptées aux vrais enjeux, qu’il estime avoir été trop longtemps ignoré.

N.A

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