Au lendemain de la prise de la place du 13 mai par les manifestants de la Gen « Z », un culte en hommage aux victimes, s’y est déroulé hier, en présence des militaires, des leaders syndicaux, des figures politiques de tous bords.
Ce moment de prière a également été une occasion pour la Gen « Z » d’émettre des exigences et d’annoncer la suite du mouvement. « Que certaines figures influentes soient écartées du processus politique », ont ajouté les jeunes de la Gen Z, tout en appelant à un dialogue inclusif entre toutes les forces vives du pays.
Dans la foulée, les représentants de la Gen Z ont réclamé la fermeture immédiate de tous les ministères et de toutes les écoles, ainsi que la mise en place d’un nouveau système. La libération de leurs confrères emprisonnés lors des précédentes manifestations figure également parmi leurs principales exigences.
Selon eux, les leaders syndicaux effectueront une tournée dans les ministères à partir de ce jour, pour inviter les fonctionnaires à se rendre sur la place 13 mai. Des prises de parole politiques ont également marqué cette cérémonie car toutes les pensantes de l’opposition ont affiché leur présence.
Encadrement
Malgré la forte présence des Forces de l’ordre sur place, cette messe s’est déroulée sans encombre. La ministre de la Sécurité publique, Ny Aina Randriambelo, a déjà souligné que la police nationale va encadrer cet événement.
Par ailleurs, les militaires du Capsat, sous le commandement du Général Pikulas Démosthène, récemment nommé chef d’Etat-major, a tenu à rappeler la mission première des forces de l’ordre et « les consignes officielles à suivre afin d’éviter toute forme de dérive ». Les manifestants se donnent rendez-vous dès ce jour, toujours sur la place du 13 mai.
RM




