La douane malgache a réalisé une importante saisie portant sur 57 000 cartouches de cigarettes de contrefaçon de marque « Good Look ». Ce trafic est relativement important car vendus sur le marché, la valeur des 570 000 paquets de cigarettes atteindrait les 4 560 000 000 ariary (à 8 000 ariary le paquet).
Ce type de trafic porte énormément préjudice au pays. Sur le plan économique, les recettes de l’Etat en sont victimes (impôts et taxes ainsi que les recettes douanières). Par ailleurs, ces marchandises vont concurrencer les produits fabriqués sur place.
Il va sans dire que la plus grande fabrique de cigarettes du pays sera frappée de plein fouet par cette concurrence illégale. Effectivement, il est possible que les trafiquants écoulent leurs produits à un prix largement en deçà du prix légalement pratiqué.
Sur tout un autre plan, c’est-à-dire, celui de la santé publique, la mise sur le marché de ces cigarettes introduites clandestinement risque de nuire à la santé des fumeurs locaux. En effet, ces cigarettes pourraient ne pas répondre aux normes sanitaires requises.
Cette saisie montre l’importance des trafics qui sont organisés dans le pays. Les trafiquants n’ont pas hésité à envoyer tout un conteneur de cigarettes, ce qui n’est tout de même pas discret. Face à cette audace des trafiquants, on peut supposer qu’ils avaient des complices au niveau des douanes malgaches.
Autrement, ils auraient tenté une autre technique pour faire entrer ces marchandises clandestines en toute discrétion. Et il est fort possible qu’il existe d’autres cargaisons similaires qui n’attendent que le moment propice pour être introduites frauduleusement dans le pays.
Si, apparemment, cette expédition a été faite avant la crise actuelle qui secoue le pays, la douane malgache doit doubler de vigilance. Effectivement, la période de crise est un moment propice pour les trafiquants de tous genres de développer leurs « affaires ».
D’autant plus qu’avec cette crise, l’administration douanière est en grève ou tout au moins ne met en place qu’un service minimum (pour les produits périssables et les produits sanitaires). Cette grève des douaniers a été bien annoncée par le biais des médias.
On ne peut pas manquer de faire appel à la vigilance des services des douanes. Encore faut-il remarquer que ces trafics peuvent aller dans les deux sens. C’est-est-à-dire qu’on peut craindre également une recrudescence des trafics illicites des produits nationaux qui vont être expédiés vers l’étranger.
Parmi ceux-ci, on peut principalement citer l’or, les drogues, la faune et la flore, … . Et cette période de crise travaille en faveur des trafiquants. Comme on le dit toujours : Quand le chat n’est pas là, les souris dansent.
Ranaivo Lala Honoré




