21 personnes sur 1.000 sont épileptiques à Madagascar (2,08 %), selon les
statistiques recueillies auprès d’« Humanité et inclusion (HI) » au début de cette année.
Selon toujours notre source, environ 50 millions de personnes seront touchées par l’épilepsie avec une fréquence de 60% dans les pays développés et 80% dans les pays en voie de développement. En Afrique, on estime à 25 millions le nombre des personnes épileptiques.
Sur un autre plan, 70 à 80% des crises épileptiques sont contrôlées à travers une prise en charge précoce et adaptée auprès des pays développés. Par contre, 80 à 90% des patients ne reçoivent pas de traitement approprié pour les pays en voie de développement, dont Madagascar.
L’épilepsie est le troisième trouble neurologique après l’Alzheimer et le Parkinson. Une maladie cérébrale qui peut toucher n’importe qui, indépendamment de la région, de la classe, de la race, de l’âge et du sexe. On peut guérir de cette maladie, mais cela exige de la patience, et elle n’a aucun rapport avec la sorcellerie.
Pour les autres troubles, celui du psychotique est de 3% contre 2% pour l’humeur à Madagascar, selon les statiques du ministère de Santé publique publiées en 2022. Quant au taux de suicide, il avoisine les 12/100.000 habitants. Concernant les maladies handicapantes, le taux de la schizophrénie est de 1%. Quant à la prévalence de l’autisme, elle est de 1/160 habitants.
A noter que la journée internationale de la santé mentale a été célébrée cette semaine sous le thème «Comment je prends soin de ma santé mentale».
Les spécialistes en sous-effectif
Le nombre des spécialistes dans le domaine de la santé mentale est encore en sous-effectif à Madagascar. Pour les 35 millions de malagasy, on n’a que 3 professeurs agrégés en psychiatrie, 7 neuropsychiatres, 13 psychiatres dont 3 pédopsychiatres, 45 diplômés en santé mentale (DU) et une centaine d’infirmiers plus ou moins spécialisés dans le domaine.
Pour les infrastructures relatives à la prise en charge dans le domaine de la santé mentale, des services psychiatriques existent au niveau des CHU des six provinces. Des centres de prévention et diagnostic en santé mentale (CPDSM) se trouvent à Antsirabe, Ambositra et Manakara. A noter qu’au niveau de certains districts, les services psychiatriques sont inexistants ou encore inclus dans le service de la médecine interne.
Sera R.




