Grâce à son entrée fracassante dans le top 25 mondial, après son parcours aux Championnats du monde de Budapest en juin, Aina Laura Rasoanaivo Razafy occupe la 21e place au classement de la fédération internationale de judo, avec 1911 points accumulés. Mais, Laura veut encore aller plus loin en mettant en ligne de mire deux rendez-vous cruciaux, les Grands Chelems d’Abu Dhabi et de Tokyo, respectivement en novembre et décembre.
A 21 ans, Aina Laura Rasoanaivo Razafy s’affirme comme l’une des figures montantes du judo féminin dans la catégorie des moins de 70 kg. Au Grand Chelem d’Abu Dhabi, du 27 au 29 novembre, Laura Rasoanaivo-Razafy signera sa première participation, sans être une étrangère en terre inconnue.
En mai 2024 dans ce pays, hôte du Championnat du monde, Laura a été éliminée au premier tour. Cette fois, l’enjeu est de monter sur le podium qui vaut 700 points pour la médaille d’or, 210 pour le bronze. Actuellement créditée 1911 unités, elle pourrait atteindre la barre de 2600 points, suffisants pour viser le top 15 et sécuriser sa trajectoire olympique.
Mais face à des cadors comme van Dijke, vice-championne à Tbilissi en 2025, ou l’Australienne Aoife Coughlan, Laura devra capitaliser sur sa vitesse malgache pour contrer les assauts européens, transformant potentiellement cette première en un tremplin décisif.
Après Abu Dhabi, Tokyo
A peine le temps de souffler que Tokyo l’attend du 6 au 7 décembre, pour sa deuxième participation après 2023 où elle avait quitté le tatami nippon sans points notables. Ce Grand Chelem, berceau spirituel du judo sous l’égide de Jigoro Kano, élève les enjeux : une médaille y pèse lourd, jusqu’à 700 points qui pourraient catapulter Laura au-delà de la vingtième place, consolidant son statut.
Les Japonaises, chez elles, dominent souvent avec une précision chirurgicale, mais Laura a prouvé à Qingdao sa capacité à déjouer les Asiatiques.
L’or décroché aux Championnats d’Afrique d’Abidjan en avril, face à la Camerounaise Zita Ornella Biami en finale, lui a offert 800 points d’un coup, effaçant les ombres d’une 26e place antérieure. Ajoutez à cela les 10 points du Grand Chelem de Paris en février, malgré une élimination en tableau principal, et les gains des Mondiaux de Budapest, où elle a pour la première fois atteint les quarts de finale, avant de céder face à la Néerlandaise Sanne van Dijke.
Cette dynamique a duré jusqu’au mois de septembre où Laura a ravi la médaille d’argent au Grand Prix de Qingdao, face à la Chinoise Feng Yangying en demi-finale, qui a gonflé son compteur pour atteindre ces 1911 unités.
Naisa




