Chocs climatiques dans le Sud: la solidarité, moteur de résilience

Sous un soleil implacable, Manahira, 60 ans, contemple fièrement son petit champ de maïs. Il y a encore quelques années, elle peinait à nourrir sa famille après les ravages successifs de la sécheresse, des cyclones et des invasions acridiennes. Aujourd’hui, elle a retrouvé espoir grâce à l’Association villageoise d’épargne et de crédit (Avec) de son village. « Grâce à l’Avec, j’ai appris à vendre mes récoltes, à épargner et à pratiquer l’entraide sociale », confie-t-elle, le sourire aux lèvres.
Plusieurs associations ont été mises en place dans le cadre d’un projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elles offrent bien plus qu’un simple accès au crédit. Elles constituent un véritable levier d’autonomisation pour des milliers de familles rurales vulnérables. Chaque membre épargne selon ses moyens, emprunte pour développer une activité et participe à un fonds de solidarité. Résultat : les communautés deviennent moins dépendantes des aides d’urgence et mieux armées face aux aléas climatiques.

L’inclusion financière au service de la résilience
Soutenu par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ), via le financement de KFW, ce programme s’appuie sur des approches intégrées : inclusion financière, formation technique et innovation agricole. Les bénéficiaires reçoivent des formations en gestion post-récolte, apprennent à réduire les pertes agricoles et à valoriser leurs produits.
En parallèle, le Programme alimentaire mondial (Pam) et l’Unicef accompagnent les communautés pour améliorer la nutrition et renforcer les systèmes alimentaires locaux. L’objectif consiste à créer un cercle vertueux où chaque récolte, chaque franc épargné et chaque initiative communautaire consolident la résilience collective.

Fahranarison

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