Hier, en fin de journée, la capitale a semblé disparaître sous un voile épais de fumée. Le ciel grisâtre, l’odeur âcre et la visibilité réduite ont donné à Antananarivo des allures de ville étouffée. Dans plusieurs quartiers, les habitants peinent à respirer. « L’air est irrespirable, mes enfants toussent depuis hier », témoigne Saholy, mère de famille à Andohatapenaka.
Selon les premières observations, cette pollution soudaine serait liée à la combinaison de feux de brousse qui continuent de ravager les environs de la capitale et à la fumée des briqueteries, particulièrement actives en cette saison sèche. Ces émissions massives de particules fines dégradent fortement la qualité de l’air, posant un risque réel pour la santé publique.
Les médecins alertent : les enfants, les personnes âgées et les individus souffrant d’asthme ou de maladies respiratoires sont les plus vulnérables. Plusieurs habitants affirment ressentir des maux de tête, des irritations des yeux et de la gorge. « On ferme les fenêtres, mais la fumée s’infiltre partout », déplore un résident d’Anosizato.
Face à la situation, la population appelle les autorités à réagir rapidement : intensifier la lutte contre les feux de brousse, mieux encadrer les activités polluantes et renforcer la surveillance de la qualité de l’air. En attendant des mesures concrètes, les médecins recommandent de limiter les déplacements à l’extérieur, de porter un masque et d’aérer les logements aux heures les plus sûres.
Fahranarison




