A en croire la Gen « Z » Madagascar, elle se sent trahie et abandonnée, mais reste déterminée à servir de rempart dans la défense des aspirations populaires. Selon elle, la Refondation réclamée à l’origine des manifestations populaires dévie de son cap, et prend même une trajectoire inverse qui au final revient au même. Ses attentes sont déçues. « Il nous incombe de hausser le ton et de dénoncer ce qui ne va pas», selon les membres récemment qui ont exprimé leurs frustrations devant la tournure que prend la conjoncture actuelle.
Parmi les acteurs de la révolution et de changement, capables d’influencer les politiques et vaciller la République, comme elle l’a déjà démontré, la Gen « Z », assiste maintenant en simple spectateur, à ce qu’elle qualifie de Refondation déguisée, ne correspondant pas à ce qui a été convenu. Et là où le bât blesse, c’est que les jeunes ont l’impression d’être mis à l’écart du processus, pour ne pas dire manipulés, alors qu’elle se veut être une force de proposition vu son rôle dans cette révolution. La politique politicienne a pris le dessus et la Grande muette fait la sourde oreille face à leurs réactions.
A vrai dire, l’arrivée au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina a suscité des grandes attentes parmi la population et la jeunesse, comme étant porteur d’espoir et perspective de changement du système de gouvernance à Madagascar. Il est censé incarner le renouveau de l’aspiration populaire qui politiquement, semble passer en second plan, au profit des politiques.
La Gen « Z » estime que le processus de la Refondation est mal engagé, rien à voir avec la feuille de route qu’elle a proposée au début. La Transition devrait jeter la base de sa mise en œuvre, d’ailleurs un ministère a été spécialement créé à ce sujet. Mais les grandes manœuvres se font attendre, laissant la population perplexe et dubitative quant à la suite. Restez Gen, malgré tout !
J.R




