Ces dernières semaines, l’insécurité dans le pays est monté d’un cran. Il n’y a qu’à feuilleter les pages de « faits divers’ des différents quotidiens pour s’en rendre compte. Pas une seule région n’est épargnée. Et on assiste à différentes formes d’actes de banditisme.
Attaque d’un opérateur économique à Ambohimanambola, vol de moto à Antalaha, tentative de trafic d’espèces animales protégées à Nosy Be, attaques à main armée dans l’Androy, … . Ce ne sont là que quelques derniers exemples de faits qui se sont déroulés pendant le week-end.
Mais aujourd’hui, ces actes de banditisme ne sont plus les seuls faits des bandits locaux. La pègre internationale est déjà dans nos murs. L’arrestation de deux Lettons à l’aéroport d’Ivato, tout dernièrement, avec près de 6 kg de drogue en est la preuve.
Il va sans dire que le trafic de drogue dure renforce encore plus l’insécurité dans le pays. Malheureusement, on n’y échappe pas. La zone de l’océan Indien est en train de devenir un centre névralgique du trafic de drogue dure international. La récente prise de centaines de kilos de drogue à l’île Maurice l’atteste.
Pourtant, à Madagascar, avec des militaires aux rênes de l’Etat, la population pensait pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Que la sécurité allait être renforcée. Mais tout au contraire, l’insécurité ne fait que croître et on assiste même à une flambée de violence.
C’est à croire qu’ils ont d’autres chats à fouetter. Ce qui semble bien être le cas. Les différentes et nombreuses opérations de perquisition faites auprès des anciens dignitaires le prouvent. Autrement dit, c’est l’option politique qui prend le devant même si cela va à l’encontre de des intérêts du pays.
On peut bien comprendre ce choix. Mais est-ce un choix ou bien une obligation ? En effet, pour les nouveaux dirigeants, il est d’usage à Madagascar d’éradiquer toute forme ou trace qui peut représenter l’ancien régime. Cela a toujours été le cas à chaque changement de régime.
Et d’un certain côté, le pays peut en souffrir car finalement, la notion de continuité de l’Etat reste une coquille vide. Effectivement, il arrive que des projets initiés par l’ancien régime soit volontairement laissés de côté pour la simple et seule raison qu’ils n’ont pas été initié par les nouveaux dirigeants.
Pourtant, certains de ces projets peuvent vraiment être bénéfiques pour la population. Mais pour les raisons évoquées précédemment, ces projets sont classés dans un tiroir. Et bien souvent, dans ces cas de figure, on perd, une fois de plus, l’occasion de concrétiser un projet qui aurait été bénéfique pour tous. Et c’est vraiment dommage.
Ranaivo Lala Honoré




