L’Ecole normale supérieure (ENS) de l’Université de Toamasina est le théâtre d’une vive contestation étudiante hier matin. Les étudiants ont décidé de se rassembler pour dénoncer ce qu’ils estiment être des frais de scolarité excessifs, qu’ils jugent inadaptés à leurs moyens et à la situation économique actuelle.
Hors de portée. Les frais d’inscription s’élèvent désormais à 370.000 ariary pour la première année de licence et peuvent atteindre 1.020.000 ariary pour les étudiants en Master 2 à l’ENS Toamasina. Les étudiants réclament une révision immédiate de ces montants : ils demandent que les frais soient revus à la baisse, proposant un plafond de 200.000 ariary pour la Licence et 300.000 ariary pour le Master. Ils ont tenu une grève d’avertissement hier pour se faire entendre.
Outre la question financière, les étudiants dénoncent également une surcharge des effectifs, environ 600 étudiants par niveau, selon leurs estimations, et plaident pour un maximum de 40 à 50 étudiants par salle afin d’assurer de meilleures conditions d’apprentissage. Ils exigent également la suppression des 300.000 ariary imposés pour les droits de soutenance, ainsi qu’une clarification du cadre administratif, notamment sur les modalités de présence en cours et l’organisation des examens.
Un ultimatum de 48 heures
Dans une déclaration rendue publique, les étudiants de l’ENS affirment maintenir leurs revendications initiales et précisent qu’aucune modification n’a été apportée à leurs demandes. Ils accordent aux autorités universitaires un délai de 48 heures, qui prendra fin ce jeudi, pour apporter une réponse à leurs doléances.
« Nous invitons tous les étudiants à se réunir ce jeudi à 7h30 du matin pour écouter la réponse qui nous sera donnée », indiquent les représentants du mouvement, tout en précisant que les rumeurs annonçant une réunion vendredi à 15h sont infondées.
Durant ce délai, aucun cours ne sera dispensé et aucun bureau ne sera ouvert, ont-ils annoncé. Dans ce sens, les activités académiques resteront suspendues jusqu’à la résolution du conflit.
Les regards sont désormais tournés vers les autorités universitaires, appelées à ouvrir le dialogue pour apaiser la tension et éviter une paralysie prolongée du campus.
Recueillies par Fahranarison




