Entre refondation et diabolisation !

Quand le pouvoir change de main, indubitablement la loi du plus fort règne, n’épargnant aucun ennemi et adversaire politique dans le collimateur. Cela fait partie d’un plan classique de diabolisation dans l’objectif de coller une étiquette de « voleur » à visée polémique, à l’encontre des rivaux et opposants qui dérangent et sont encore considérés comme redoutables.
Et c’est exactement ce qui se passe à l’heure actuelle. La Justice fait la pluie et le beau temps. Et visiblement la République à refonder, se plie à ses exigences.  Du coup, une chasse à l’homme est en cours contre les dirigeants de l’ancien régime. A leurs yeux, tout le monde est coupable et le fait d’engager des « poursuites » sur fond d’intimidation et d’acharnement, imprégnés des préjugés. Comme si leur sort est déjà scellé à l’avance.
Certes la roue tourne, mais à cette allure, la vengeance et le règlement politique à assouvir prennent tout leur sens, quitte à chercher des bouc-émissaires et des coupables idéaux, au cœur d’une sordide machination judiciaire. Et il ne faut pas s’étonner si l’affaire entre la SMGD et la CUA, est traitée de la sorte, malgré l’existence d’un contrat d’emprunt en bonne et due forme entre les deux entités, qui devrait servir de loi, sans oublier les déclarations faites des parties prenantes allant dans ce sens, qui ne souffrent d’ambiguïté.
D’ailleurs, l’argent ne s’est pas évaporé contrairement à ce que l’on veut faire croire. Seulement, la SMGD est en défaut de paiement. Et ce n’est pas parce que cette dernière n’a pas honoré ses engagements qu’il faut tout mettre sur le dos de l’ancien maire de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, qui de plus, n’a jamais apposé sa signature sur ce contrat. Evidemment, la Justice de la Refondation ne l’entend pas de cette oreille. On assiste à une politisation de la justice.

Rakoto

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