Revendication : les étudiants en médecine font plier le gouvernement

Après plusieurs semaines de tension et de négociations intenses, les étudiants en médecine et sortants de l’Institut de formation inter-régional des paramédicaux (Ifirp), ont fini par avoir gain de cause en obtenant satisfaction sur la totalité ou presque de leurs revendications.

La signature d’un protocole d’accord entre les étudiants en médecine et le ministère de la Santé publique marque la fin des grèves. Un pas important vers la reconnaissance de leurs revendications et surtout, une réforme attendue de tout un système.
« Ce n’est pas une victoire totale, mais c’est déjà un changement significatif», confie un représentant des étudiants, soulagé, mais restant déterminé.
De son côté, le ministère parle d’«une étape clé du dialogue entrepris», affirmant sa volonté de transformer durablement le secteur de la santé. Une déclaration ac­cueil­lie avec prudence par les étudiants, qui attendent désormais des actes concrets.
Au cœur des revendications estudiantines : porter à 15 % le budget national de la santé, actuellement limité à environ 5 %, améliorer les conditions de travail et de formation dans les hôpitaux. Il en est de même pour la qualité des soins destinés à la population.
Pour les internes et paramédicaux, au-delà des chiffres, c’est une question de dignité. « Comment optimiser les soins quand les hôpitaux manquent de tout ? », s’interroge une étudiante en fin de formation.
Si la signature de l’accord marque la fin des ten­sions, les étudiants restent sur leur garde. Ils promettent de suivre de près la mise en œuvre des engagements pris. Ce protocole d’accord n’est pas un aboutissement, mais ce n’est qu’un début en vue de bâtir un système de santé plus juste, plus fort et plus humain.

Fahranarison

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