Alors que l’attention générale était encore largement accaparée par les enjeux politiques, la vie nationale commence peu à peu à reprendre son cours normal. Le secteur du sport n’échappe pas à cette dynamique et affiche même des résultats encourageants, bien que le sommet ne soit pas encore atteint. Les athlètes malgaches ont prouvé qu’il est tout à fait possible de rivaliser à haut niveau lorsque toutes les conditions sont réunies.
Certaines disciplines placent Madagascar en position dominante au sein de la zone régionale de l’océan Indien. D’autres sports, quant à eux, voient émerger des talents capables de se hisser au niveau africain. Le basket-ball en est un exemple marquant. Il en va de même pour le ballon ovale qui, bien que n’ayant pas encore atteint le niveau des grandes nations africaines, a franchi des étapes significatives. Tout récemment encore, les Makis féminins se sont arrêtées aux portes de la finale et figurent désormais parmi les quatre meilleures équipes du continent. De leur côté, les joueurs du Barea A’ ont également atteint un palier élevé lors de leur dernière compétition.
Certaines disciplines ont même porté haut les couleurs nationales sur la scène internationale. La pétanque s’est particulièrement distinguée en remportant il y a peu le titre de championne du monde. Les performances des athlètes de bodybuilding et des judokas continuent également de briller. La robotique et les échecs ne sont peut-être pas des disciplines sportives à proprement parler, mais elles reflètent, elles aussi, l’étendue du talent malgache.
Le sport élève l’honneur national et, surtout, crée un sentiment d’unité entre les Malgaches. Deux yeux, deux mains, deux jambes, mais un seul esprit. C’est cet état d’esprit qui accompagne chaque compétiteur, sur tous les terrains et dans toutes les disciplines. Lorsque la volonté est présente, que les moyens sont offerts et que les efforts sont reconnus, les résultats finissent toujours par suivre. Madagascar commence déjà à en récolter les fruits. Une lueur d’espoir apparaît, même si le chemin reste encore long.
Rakoto




